RE 2020 : Les filières industrielles des matériaux de construction « sous le choc »

Sivagami Casimir
19/02/2021

Suite aux annonces d’Emmanuelle Wargon sur la RE 2020, les filières industrielles des matériaux de construction sont sous le choc !

L’année 2021 sera celle de grands bouleversements, normatifs et réglementaires. La construction devra s’y adapter...
La RE 2020 inquiète les industriels des matériaux de construction.

Suite aux annonces du gouvernement portant sur la RE 2020, un peu moins d’une dizaine de filières expriment leur mécontentement. Estimant être « sous le choc » du maintien de l’ACV dynamique simplifiée. La communication émane ainsi de l’Alliance des minerais, des minéraux et métaux (A3M), du syndicat de la construction métallique de France, d’Aluminium France. Mais aussi, du SNFA, de la FFTB, la Filière Béton, l’Union plasturgie bâtiment et le Filmm. « Les industriels s’interrogent sur l’obstination du gouvernement à faire passer en force cette comptabilisation contestée du carbone », indiquent les différentes organisations. Pour ce collectif de professionnels, cette décision constitue un véritable frein aux engagements et investissements déjà entrepris.

Le biosourcé et le bois favorisés ?

 « Elle s’inscrit en totale contradiction avec le plan de relance. » De plus, elle engendrerait un risque de délocalisation et de fragilisation des entreprises. « L’avantage artificiellement donné pour favoriser les produits biosourcés est tel que le seul levier valable pour réduire l’empreinte carbone des bâtiments de demain sera donc une utilisation massive de ces produits. » Pour ces industriels, l’ACV dynamique entraînerait une surconsommation du bois aux dépens des autres modes constructifs.

« Les résultats rendront inutile tout effort de décarbonation des autres filières. Puisque le bois, avec son empreinte carbone est devenue brusquement négative. Il permet, à lui seul, d’atteindre les seuils fixés par la réglementation. La décarbonation, c’est l’affaire de toutes les filières qui se sont engagées dans cette voie. C’est la mixité des solutions. C’est compter sur l’intelligence collective pour favoriser des solutions durables et locales. Tout en s’appuyant sur les compétences des centaines de milliers de compagnons qui travaillent dans les territoires. »