UFME : Etude du marché 2012 de la fenêtre en France

Rédaction
24/10/2013

L’UFME, le syndicat professionnel des portes et des fenêtres multi-matériaux, présente les résultats de l’étude 2012 du marché de la fenêtre en France. Réalisée tous les deux ans, cette étude prend en compte le volume global des fenêtres et portes-fenêtres sorties d’usines sur le territoire national.

©Bieber/UFME

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L’UFME, le syndicat professionnel des portes et des fenêtres multi-matériaux, présente les résultats de l’étude 2012 du marché de la fenêtre en France. Réalisée tous les deux ans, cette étude prend en compte le volume global des fenêtres et portes-fenêtres sorties d’usines sur le territoire national.

Dans cette étude, l’UFME indique que depuis 2010, le marché a enregistré une légère baisse (- 4,8 %). Le syndicat a mené son étude auprès des principaux concepteurs-gammistes, de 60 fabricants industriels de fenêtres, de 400 points de vente et de 1 400 entreprises artisanales de fabrication et de pose. Sur les 11 112 000 fenêtres vendues, le PVC tient toujours la première place et représente 62 %, même s’il voit sa part de marché s’effriter de près de 3 % sur la période 2006-2012, ce qui représente plus d’un million de fenêtres en moins dont 500 000 entre 2010 et 2012. On observe une forte progression de l’aluminium (23 %) et du mixte (2,7 %). En effet, l’aluminium et le mixte sont les deux seuls matériaux, dont la part de marché augmente. L’aluminium a gagné 6 % de parts de marché en 10 ans et les fenêtres mixtes ont progressé de 30 % en volume sur les 2 dernières années. La fenêtre Bois, quant à elle, stabilise sa position et représente 13 % du marché global. Mais sur l’ensemble de la période de 2000-2012, le bois est le grand perdant avec un recul de 7 % en parts de marché et 440 000 fenêtres en volume. La part des importations représente approximativement 7 % du marché et progresse fortement entre 2010 et 2012 (+ 45 %).

En 2010 plus d’une fenêtre sur deux, quelque soit le matériaux, avait un coefficient d’isolation thermique  (Uw) compris entre 2 et 1,4. Aujourd’hui, un tiers des fenêtres ont un coefficient d’isolation thermique inférieur à 1,4. Les fenêtres PVC se démarquent nettement dans leur réponse aux critères d’exigences les plus élevés avec un volume de 75 %. Hors import, on estime que sur un peu plus de 11 millions de fenêtres fabriquées en France (résultat en baisse de 10 % par rapport au pic observé en 2006), 53 % sont certifiées NF et 30 % Acotherm.

Après une importante chute du marché de la rénovation en 2008, cette dernière revient en 2012 à son score de 2002 et représente 73 % des fenêtres fabriquées en France, dont 66 % pour le marché résidentiel, grâce à la prépondérance de la rénovation thermique. Cette dernière pourrait devenir un moteur de croissance pour ce marché, et ce, d’autant plus avec les nouvelles aides accordées par le gouvernement pour inciter les ménages à changer leurs fenêtres pour d’autres plus performantes. L’existence d’un parc de près de 200 millions de fenêtres dans des logements construits avant 1980, en est la principale explication. 27 % des fenêtres sont destinées au marché du neuf, dont 22 % pour le marché résidentiel. Le marché de la rénovation est essentiellement porté par la fenêtre PVC, avec 64 % du volume produit.

En 2012, la fenêtre type fabriquée en France est une fenêtre PVC marquée NF, équipée d’ouvrants à frappe, présentant un coefficient Uw compris entre 2 et 1,4, destinée au marché de la rénovation résidentielle en remplacement d’anciennes fenêtres Bois et mise en œuvre principalement dans les régions Sud-Ouest et Centre Nord. La fenêtre est vendue majoritairement en vente directe à des menuisiers poseurs indépendants.

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