Des ventes en recul de – 2,9 % en 2020 pour Sika

Yann Butillon
27/01/2021

Sur l’année 2020, les ventes de Sika atteignent 7,88 Md CHF (7,30 Md€), en baisse de - 2,9 %. Mais en monnaie locale, ces mêmes ventes progressent de + 3,4 %...

Paul Schuler est le directeur général de Sika. [©Sika]
Paul Schuler est le directeur général de Sika. [©Sika]

Confinements et restrictions sanitaires ont émaillé l’année 2020, partout dans le monde. Fort logiquement, le chiffre d’affaires de Sika, acteur mondial, s’en ressent aussi. Avec 7,88 Md CHF de ventes (7,30 Md€), le géant helvète est en recul de – 2,9 %. Une donnée à relativiser, puisqu’en monnaie locale, ce même chiffre des ventes est en progression de 3,4 %. Et que, le 4e trimestre a été celui d’une forte croissance de + 5,5 %.

« L’année fiscale 2020 a été assombrie par la pandémie mondiale de Coronavirus, qui a eu un certain nombre de répercussions graves sur les secteurs de la construction et de l’automobile, explique Paul Schuler, directeur général de Sika. Grâce à la forte motivation de nos employés et à leur orientation clients prononcée, Sika a réussi à s’imposer dans cet environnement de marché très difficile. Et à obtenir des résultats supérieurs à la moyenne. Nous restons très bien positionnés dans un environnement qui reste compliqué. »

Très bien positionné dans un environnement difficile

Cependant, tout n’est pas noir pour Sika, qui a fait l’acquisition, au cours de l’année, d’Adeplast en Roumanie et de Modern Waterproofing Group, en Egypte. Tout en élargissant son partenariat avec Cidra, aux Etats-Unis, améliorant ainsi son implantation locale. Dans le même temps, de nouvelles usines ont été ouvertes en Colombie et en Chine. Des sites aux Emirats arabes unis, en France et en Suisse ont été agrandis.

La situation sanitaire n’a pas remis en cause les ambitions à moyen et long terme du groupe. Sika cherche à croître de 6 à 8 % par an en monnaie locale jusqu’en 2023. A partir de 2021, l’industriel vise une marge Ebit plus élevée de 15 à 18 %. Les projets dans les domaines des opérations, de la logistique, des achats et de la formulation des produits devraient se traduire par une amélioration annuelle des coûts d’exploitation équivalant à 0,5 % des ventes.