Sto : « Il faut remettre en cause nos habitudes de construction »

Sivagami Casimir
26/09/2021

Pour Sto, spécialiste de la conception de systèmes d’isolation de façade, la RE 2020 est une aubaine pour l’innovation et une étape nécessaire face à l’urgence climatique.

Philippe Boussemart, directeur général chez Sto. [©Sto]
Philippe Boussemart, directeur général chez Sto. [©Sto]

Spécialiste dans la conception de systèmes d’isolation de façade, Sto compte bien devenir leader dans le bâtiment bas carbone. Pour l’industriel, la RE 2020 est une aubaine pour l’innovation et une étape nécessaire face à l’urgence climatique. « Nous sommes en train de faire évoluer notre offre, explique Philippe Boussemart, directeur général de Sto. Notamment, notre gamme pour la construction à ossature bois et pour ce type de façades. Nous proposons des systèmes complets, alliant isolation, sécurité incendie et esthétique. C’est le cas du StoTherm Minéral Cob, certifié par le CSTB. Par ailleurs, nous travaillons sur des PSE issus du recyclage. Nous allons aussi lancer en France un système en fibre de bois, qui a déjà fait ses preuves en Allemagne. Nous avons énormément anticipé la réglementation et d’autres solutions vont émerger. »

De plus, l’industriel compte sortir une solution à base de polystyrène “biomasse”. « Nous voulons aller au-delà du produit et proposer un système d’isolations par l’extérieur respectueux. » En effet, la direction technique de Sto a été mobilisée sur le volet bas carbone.

Une RE 2020 sous le signe de l’innovation

« Nous travaillons activement sur les Fdes de nos systèmes, des isolants et de nos peintures… Nous en avons déjà de manière individuelle et au niveau syndical. Il y a beaucoup de travail en amont, mais le calcul de l’impact carbone des bâtiments est aujourd’hui indispensable. La RE 2020 va pousser à nous décarboner. Avec

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l’annonce du choix de l’ACV dynamique, il y a une montée de bouclier au niveau des matériaux qui utilisent des énergies fossiles. Mais désormais, sur le marché, nous voyons apparaître de l’acier ou encore des bétons bas carbone. Cela pousse à innover, à se bouger. Il faut remettre en cause nos habitudes de construction. Il faut arrêter notre ancien modèle. »

Pour l’industriel, l’arrivée de la nouvelle réglementation est aussi un moyen de mettre en avant la préfabrication. « Il y a ainsi une place pour la préfabrication et la construction modulaire et je ne suis pas persuadé que le terrain soit totalement défriché dans ces domaines. Pourtant, ces techniques ont leurs avantages : conception en atelier, indépendance par rapport à la météo, création de nouveaux métiers… D’autant plus que les solutions bois s’y adaptent bien. Il y a un alignement entre la RE 2020 et la préfabrication. » Outre le lancement de nouvelles solutions, Sto accompagne ses clients dans l’intégration de la réglementation dans leurs pratiques.

Répondre aux défis climatiques

« Nous sommes clairement plus dans une RT. Il y a un travail de vulgarisation, il faut simplifier. Les gens sont à la recherche d’informations et ont peur que la RE 2020 soit plus complexe. Nous avons tous types de questions de la part de nos clients. Les textes viennent d’arriver et il y a des gens qui voient tout ça de très loin, mais un certain nombre sont déjà initiés. Nous sentons qu’il y a tout de même un engouement. »

Afin de renforcer son engagement, Sto fait désormais partie de la Convention des entreprises pour le Climat (Cec). Sur sept sessions de travail, de septembre 2021 à juin 2022, la convention rassemblera 150 entreprises et industriels de tous les secteurs. L’objectif du Cec est de repenser les modèles économiques au regard du dérèglement climatique et « d’utiliser l’intelligence collective ». Et ce, dans les mêmes thématiques que la Convention citoyenne pour le Climat.

Ainsi, Sto prendra surtout la parole dans la partie “se loger”. « La transformation climatique ne se conjugue plus au futur, mais au présent. Ce qui crée une obligation d’engagement immédiat pour la protection de la planète et le futur de nos enfants, conclut Philippe Boussemart. Je souhaite porter cette ambition avec les autres dirigeants de la Cec, tout en préparant mon entreprise et son éco-système à réussir ce challenge écologique. »

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