Filmm : La RE 2020 plus aboutie que la RT 2012 ?

Tom Comminge
25/04/2022
Modifié le 25/04/2022 à 15:51

Le Filmm édite une nouvelle brochure intitulée “RE 2020 vs RT 2012 : ce qui change ?” Il présente ainsi les quatre grands piliers qui structurent la nouvelle réglementation environnementale, appliquée depuis le 1er janvier 2022.

Le Filmm présente les 4 grands piliers qui structurent la RE 2020. [©Filmm]
Le Filmm présente les 4 grands piliers qui structurent la RE 2020. [©Filmm]

Le syndicat national des fabricants d’isolants en laines minérales manufacturées (Filmm) édite une nouvelle brochure “RE 2020 vs RT 2012 : ce qui change ?”. Cette dernière présente les grands piliers qui structurent la nouvelle réglementation environnementale. Cette dernière est entrée en vigueur pour les logements neufs le 1er janvier 2022. Elle s’appliquera ensuite aux bâtiments de bureaux et d’enseignement, à partir du 1er juillet 2022, et aux tertiaires, plus tard encore. L’objectif de la RE 2020 est de décarboner le secteur de la construction, afin de lutter contre le réchauffement climatique. Ainsi, la brochure du Filmm se décompose en quatre parties.

RE 2020 : L’importance de la consommation énergétique

Tout d’abord, le document mentionne la “sobriété énergétique”. Les besoins en énergie (indicateur Bbio) sont toujours calculés à l’aide d’une méthode au pas horaire. Mais les scénarii d’occupation ont été ajustés et les fichiers météorologiques actualisés. Désormais, le Bbio dépend de l’orientation du bâtiment, de sa forme, de l’étanchéité à l’air de son enveloppe et du niveau d’isolation. En repère, la brochure précise dans un tableau, l’évolution des résistances thermiques en m2 K/W entre les deux réglementations.

Lire aussi : Dossier : Le bâtiment se prépare à la RE 2020

Ensuite, le Filmm s’est intéressé aux consommations d’énergie. Au niveau des évolutions notables, la brochure fait le point sur les facteurs du calcul du Cep max1. La RT 2012 analyse la consommation des bâtiments, qui inclut le chauffage, la climatisation, l’eau chaude, l’éclairage et les auxiliaires (pompes, ventilateurs…). Tandis que la RE 2020 ajoute l’éclairage des parties communes, les consommations des parkings, ainsi que celles liées aux mobilités dans le bâtiment. Elle indique aussi un seuil pour les énergies non renouvelables et le calcul d’un nouvel indicateur sur l’impact des émissions de gaz à effet de serre de l’énergie consommée en kg CO2 eq/m2.an.

Entre confort et respect de l’environnement

Le troisième grand pilier explique que la RE 2020 a revu l’indicateur du nombre de degrés heures (DH) d’inconfort. Il identifie maintenant les périodes pendant lesquelles la température maximale de confort est dépassée. Pour ensuite la multiplier par l’écart de température entre celle mesurée et celle dite de “confort”. Cela prend donc en compte la durée et l’intensité de l’inconfort sur l’ensemble de l’année.

Enfin, le dernier pilier se concentre sur le calcul de l’indicateur “IC Construction”. Une nouvelle notion intégrée à la RE 2020. Il prend en compte l’impact carbone de l’ensemble des produits et équipements constituant le bâtiment et l’aménagement de la parcelle sur laquelle il est construit. A cela s’ajoutent les consommations d’énergie et d’eau liées au chantier. Le calcul se fait à partir des quantités de produits mises en œuvre et des Fdes que les membres du Filmm mettent à disposition pour tous les acteurs de la construction dans la base Inies.

1Exigence de consommation maximale.