L’Alliance HQE-GBC livre les résultats du programme NZC Rénovation

Tom Comminge
20/01/2022

L’Alliance HQE-GBC a dévoilé les résultats du programme NZC Rénovation. Ce dernier vise à identifier une méthode pour augmenter la performance des bâtiments existants sur l’ensemble de leur cycle de vie.

NZC Rénovation vise à établir une méthode pour augmenter la performance des bâtiments existants sur l’ensemble de leur cycle de vie [© HQE-GBC]
NZC Rénovation vise à établir une méthode pour augmenter la performance des bâtiments existants sur l’ensemble de leur cycle de vie [© HQE-GBC]

La décarbonation du secteur du bâtiment est un enjeu de taille. Dans le cadre de sa stratégie nationale bas carbone, la France s’est fixée comme objectif d’obtenir la neutralité en 2050. Cela, afin de maintenir le cap des 2 °C. Malgré un manque de directive, environ 500 000 bâtiments devraient néanmoins être rénovés chaque année, dans l’hypothèse d’une massification de la rénovation conforme à la stratégie nationale.

En ce qui concerne le secteur tertiaire, le taux de modernisation est fixé à 3 % par an, dans le but de réduire de 40 % les consommations énergétiques des bâtiments dès 2030. C’est pourquoi l’Alliance HQE-GBC France pilote depuis 2 ans le programme de recherche Net Zéro Carbone Rénovation (NZC Rénovation). Celui-ci est financé par la fondation Redevco et organisé avec AIA Environnement. Il vise à établir une méthode pour augmenter la performance des bâtiments existants sur l’ensemble de leur cycle de vie.

« La route vers la massification de la rénovation est enfin pavée, déclare Marjolaine Meynier-Millefert, présidente de l’Alliance HQE-GBC France. Le projet de recherche NZC Rénovation s’inscrit dans l’évolution du secteur du bâtiment. Dans un monde où l’on vise les 2 °C, recourir à ces informations est vital pour la prise de décisions. Et aussi pour favoriser l’assimilation massive des acteurs de la construction à ce type de modélisation. »

Quelque 5 leviers pour la rénovation

Pour mesurer l’analyse de cycle de vie d’un bâtiment, la notion de temps de retour carbone est primordiale. C’est le palier à partir duquel les émissions de carbone évitées apparaissent. C’est-à-dire le moment où les bénéfices de la rénovation compensent l’investissement initial en matière de carbone. Pour résumer, à l’échelle du temps, plus le palier est atteint rapidement, mieux c’est. Selon les cas étudiés, si aucune attention n’est portée à cet indicateur, le temps de retour carbone peut excéder les 50 ans pour un bâtiment rénové selon la réglementation actuelle. Afin que l’indicateur soit le plus faible possible, NZC Rénovation a permis d’identifier 5 leviers mesurés lors des retours d’expériences. Tout d’abord, le programme a relevé la nécessaire tacticité.

Lire aussi : NF Habitat – HQE débarque en Guadeloupe

A savoir, trouver un juste équilibre entre la préservation du bâtiment et sa performance sur le long terme. Tout en maximisant de manière durable l’usage et non au recours à des matériaux inutiles. Ensuite, les équipes de NZC Rénovation ont mis en exergue la notion de circularité. Ou comment inscrire le projet dans une stratégie d’économie circulaire ? Appelé matérialité, le 3e levier se focalise sur le poids carbone des matériaux et des équipements. Mettant ainsi en avant les bienfaits du “bon matériau au bon endroit”. De son côté, le levier “technicité” s’attarde sur les interactions que le bâtiment peut avoir avec l’environnement. Permettant ainsi de choisir la bonne technologie et d’éviter les dispositifs complexes. Et enfin, l’externalité, c’est-à-dire maximiser les émissions évitées ou compensées vise à interroger un périmètre urbain élargi pour toute opération dans son secteur.

Vous avez aimé cet article, et avez envie de le partager ?

Réagir à cet article