A Fontenay-le-Comte, Soriba a investi dans la création d’une usine pour son offre d’escaliers bas carbone. L’industriel a fait le choix de réaliser un outil industriel en adéquation avec sa solution responsable.

Afin de développer son offre d’escaliers bas carbone, Soriba a investi dans une nouvelle usine sur son site de Fontenay-le-Comte.
Afin de développer son offre d’escaliers bas carbone, Soriba a investi dans une nouvelle usine sur son site de Fontenay-le-Comte. [©ACPresse]

Implantée en Vendée, Soriba dispose de trois sites de production dédiés à plusieurs activités. La conception de murs préfabriqués Bétomur se situe à Challans, la préfabrication des façades traditionnelles à La Roche-sur-Yon. Et la production d’escaliers et de gaines de désenfumage et ventilation s’est installée à Fontenay-le-Comte. Depuis plusieurs années, l’industriel du béton a pris une orientation bas carbone.

« Le liant, c’est-à-dire le ciment, est celui qui est pointé du doigt, explique Valentin Garnier, chargé de projet et référent bas carbone chez Soriba. C’est ce matériau qui est le plus gros émetteur de CO2. Nous travaillons sur le remplacement du CEM I Portland pour passer à des CEM III PMES. Avec les laitiers de hauts fourneaux, nous pouvons diminuer de 50 à 60 % nos émissions de CO2. D’autant plus, que nous disposons d’un stock-tampon d’ArcelorMittal aux Sables-d’Olonne. » Afin de développer son offre d’escaliers bas carbone, Soriba a investi dans une nouvelle usine sur son site de Fontenay-le-Comte. Ici, l’industriel a voulu aller plus loin dans la réflexion autour de son impact environnemental.

Un site en adéquation avec l’offre produit

En effet, outre l’offre “produit” dotée d’une orientation responsable, l’industriel a voulu pousser la réflexion plus loin, en appliquant cette ambition dans la conception même de son nouveau site. Le bâtiment (usine et espace de stockage) de 5 000 m² et la chambre de durcissement chauffée, de 1 000 m² disposent d’une ossature en prémurs à isolation intégrée, signés Soriba. L’impact environnemental pour la conception et la construction de l’usine est réduit d’environ 25 %, soit une économie carbone de 151 teq CO2. « D’ordre général, nos prémurs sont conçus avec trois types d’isolants comme le PSE, le polyuréthane et la laine de roche. »

Retrouvez l’ensemble du dossier par –> ici

Ici, les éléments mis en œuvre dans la nouvelle usine intègrent des panneaux de PSE à empreinte carbone réduite de Hirsch. « Pour nous, c’est la cerise sur le gâteau ! Le PSE Hirsch nous permet de réduire de 35 % nos émissions de CO2 par rapport à des prémurs classiques présents sur le marché français. » La solution Bétomur RTH Coffré mise en œuvre est composée de deux parois en béton préfabriquées. Elles servent de coffrage et accueillent l’isolant Graphipan 31 ECA. La matière première employée dans la fabrication de ces panneaux est issue de déchets organiques.

Un isolant PSE à impact carbone réduit

Le bâtiment (usine et espace de stockage) de 5 000 m² et la chambre de durcissement chauffée, de 1 000 m² disposent d’une ossature en prémurs à isolation intégrée doté d'un isolant Hirsch. [©ACPresse]
Le bâtiment et la chambre de durcissement chauffée, disposent d’une ossature en prémurs à isolation intégrée en PSE signé Hirsch. [©ACPresse]

Cela permet au produit d’atteindre une réduction de l’impact carbone de près de 60 % par rapport à un polystyrène expansé standard. Le Graphipan 31 ECA assure l’isolation thermique par l’extérieur de l’usine Soriba. A l’intérieur, le système Bétomur RTH Coffré dispose d’un vide central, permettant le coulage d’un noyau béton, tout en limitant les pertes thermiques. En termes de performances, le premier bâtiment accueillant l’usine et la partie stockage enregistre un R = 4,9 (m².K/W) pour 150 mm de Graphipan 31 ECA. Du côté de la chambre de durcissement chauffée, le bâtiment affiche un R = 6,5 (m².K/W), avec 200 mm de PSE pour un système total de 500 mm.

D’autres solutions, afin de réduire l’empreinte carbone de ce nouvel outil industriel ont été mises en œuvre. Des pompes à chaleur géothermiques (26 sondes) ont été installées sur le site et des panneaux photovoltaïques permettent à l’usine de fonctionner en auto-consommation, avec vente au surplus. Avec une telle démarche, la création de l’usine s’est naturellement ancrée dans le Plan de relance. Soriba a ainsi bénéficié de 800 000 € d’aides d’Etat, sur les 20 M€ d’investissement.