Les enjeux pour la Filière Béton

Rédaction
08/03/2018

Regards croisés de Jean-Marc Golberg, président du SNBPE et de Philippe Gruat, président de la Fib et de la Filière Béton, sur l’empreinte carbone des bétons. Et sur les solutions construites offertes à la filière.

Retrouvez cet article dans Béton[s] le Magazine n°81

A gauche, Philippe Gruat, président de la Fib et de la Filière Béton. A droite, Jean-Marc Goldberg, président du SNBPE. [©Fib, ACPresse]
A gauche, Philippe Gruat, président de la Fib et de la Filière Béton. A droite, Jean-Marc Goldberg, président du SNBPE. [©Fib, ACPresse]

Quelle est la démarche de la Filière Béton en matière de réduction de l’empreinte carbone ?

Philippe Gruat : L’important est de bien prendre en compte l’ensemble des paramètres… Nous avons déjà obtenu des progrès considérables en matière d’empreinte carbone des produits cimentaires. Grâce notamment, à l’utilisation de combustibles de substitution et à la préservation de l’énergie fossile. On estime ainsi que l’empreinte carbone du ciment a baissé de 40 % ces trente dernières années. Un effort qui se poursuivra avec le développement de nouveaux ciments à basse empreinte carbone. Et des projets de rupture sur le captage, le stockage et la valorisation du carbone. Le béton s’inscrit tout à fait dans l’expérimentation E+C. Compte tenu des progrès considérables que je viens d’évoquer et d’une véritable dynamique d’innovation. Visant à contribuer à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments : toiture-terrasse végétalisée, bétons isolants structurels, blocs coffrant isolants… Mais le béton joue aussi un rôle essentiel pour la promotion d’un modèle de développement local basé sur l’économie circulaire. 

Jean-Marc Golberg : J’ajouterai que le sujet de l’empreinte carbone est très complexe. C’est un véritable changement culturel auquel nous devons sensibiliser tous nos collaborateurs. Nous avons donc fourni un important travail d’accompagnement au niveau syndical. Afin de proposer une approche différente, destinée à bien informer la maîtrise d’ouvrage tout comme les clients finaux. Des sessions de formation ont ainsi été organisées partout en France, réunissant au total quelque 1 200 collaborateurs. 

P. G. : Autre aspect qu’il est important de souligner, il ne faut pas laisser de côté les autres exigences. Au-delà de l’énergie et du carbone, la résilience d’un bâtiment par rapport aux aspects sismiques et la sécurité incendie restent fondamentales.

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