Pour mettre en valeur la façade d’un immeuble d’habitation de Mulhouse, Sto et sa gamme StoTherm Vario ont offert un support à l’artiste graffeur Dourone.

La façade de la rue Mathias Grunewald interpelle, aujourd’hui, par un visage d’une femme plein de couleurs, œuvre du graffeur Douronne. [©Dourone]

La façade de la rue Mathias Grunewald interpelle, aujourd’hui, par un visage d’une femme plein de couleurs, œuvre du graffeur Douronne. [©Dourone]

Pour mettre en valeur la façade d’un immeuble d’habitation de Mulhouse, Sto s’est associé à Arkédia Olry, pour offrir un support à l’artiste graffeur Dourone, qui l’a, ensuite recouvert d’un visage de femme. Sur le chevalet, la gamme StoTherm Vario a fait office de page blanche.
Dans les cités urbanisées, il existe un dilemme quasi-millénaire : comment rompre la monotonie des constructions, sans pour autant laisser la place à une certaine anarchie des styles ? A l’époque moderne, ce dilemme s’est transformé en une lutte quasi-quotidienne entre les concepteurs de bâtis et les graffeurs, qui utilisent les façades ou une partie, comme socle d’expression artistique. A Mulhouse (68), dans le quartier des Couteaux, une solution simple a pourtant été trouvée : associer le savoir-faire de l’industriel Sto et l’entreprise Arkédia Olry, à celui d’un artiste de la bombe de peinture, l’Espagnol Dourone. La façade de 480 m2 d’un immeuble d’habitation de la rue Mathias Grünewald s’est donc parée d’un visage de femme et de couleurs éclatantes.

Vue de la façade avant la rénovation. [©Arkédia Olry]

Vue de la façade avant la rénovation. [©Arkédia Olry]

Dépose et système complet d’ITE
« Les deux principales tâches du chantier étaient d’isoler thermiquement une façade aveugle et d’en faire un support pour le travail de l’artiste Dourone, explique Luca Kentzinger, conducteur de travaux sur le chantier chez Arkédia Olry. En clair, il nous fallait installer un système complet sur 32 m de haut et qu’il soit lisse et plan. » Première étape, la dépose de l’ancien parement. « Nous avons installé un échafaudage de 14 étages, une première pour nous ! Puis, nous nous sommes attaqués à l’ancien isolant, qui était en fait une vieille laine de roche plus vraiment efficace. Au rythme de deux plaques par deux plaques, nous l’avons descendue à l’aide d’un treuil électrique. » La base de la façade n’était, elle, pas très endommagée. « Nous l’avons nettoyée, voire sondée lorsque nous repérions des fissures. Ensuite, nous sommes passés à l’essentiel du sujet. » Ce dernier tournait en fait autour du système complet d’ITE fourni par Sto, le StoTherm Vario.

L’artiste Dourone a préféré un fond gris plutôt qu’une teinte blanche. [©Arkédia Olry]

L’artiste Dourone a préféré un fond gris plutôt qu’une teinte blanche. [©Arkédia Olry]

Mariage entre technicité et talent
Développé par Sto, le système StoTherm Vario combine les performances d’un isolant polystyrène avec des enduits de finition minéraux ou organiques. Dans le détail, il s’agit d’un principe de collage, associé à un isolant PSE et une fixation. Sur lequel sont apposés d’abord un enduit de marouflage, puis un enduit base et un treillis d’armature, avant d’y ajouter une couche d’impression et un enduit de finition. A noter que le système est compatible avec l’ensemble des produits de finition Sto. « Nous avons été accompagnés par le prescripteur de la marque pour trouver la solution optimale, correspondant aux besoins de l’artiste, indique Luca Kentzinger. Il avait besoin d’une surface lisse, mais avec un certain grain pour que les peintures accrochent. Et plutôt qu’une “toile blanche”, il préférait un fond gris, qui est l’une des couleurs de base de son œuvre. Nous sommes donc partis avec le StoTherm Vario… teinté gris. » Sans difficultés techniques particulières, la pose du système a simplement nécessité à la fois une bonne préparation et une bonne coordination. « L’isolant a été collé et chevillé. Au final, la seule complexité a été de gérer ces 14 étages d’échafaudage pour la mise en œuvre. » Une fois la dernière couche de Stolit X-Black passée, l’enduit de finition permettant d’obtenir la teinte grisée, Douronne a pu “se lâcher”. « Nous avons laissé en place nos dispositifs de sécurité au sol, pour qu’il puisse travailler l’esprit tranquille avec sa nacelle. C’est une opération très particulière, et une première pour nous ! Et si l’occasion se représente, nous serons ravis de travailler à nouveau avec un artiste à l’embellissement de nos villes », conclut Luca Kentzinger. Qui a dit que l’architecture ne pouvait pas rimer avec la peinture ?

Yann Butillon

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