A Meudon, dans les Hauts-de-Seine, la résidence des Pierres Levées fait l’objet d’une restauration soignée. Ici, tout a été anticipé et étudié, afin de conserver l’architecture des bâtiments et la dimension minérale des matériaux.

La résidence des Pierres Levées a été rénovée de façon à conserver l’esprit minéral des bâtiments originels. [©Novbéton]
La résidence des Pierres Levées a été rénovée de façon à conserver l’esprit minéral des bâtiments originels. [©Novbéton]

Dans les Hauts-de-Seine, Meudon (92) est un ancien domaine royal. Le territoire a depuis évolué au sein de nombreux espaces arborés et surplombés d’une forêt qui a gardé ses tracés d’origine. En plus de son patrimoine historique, la ville a aussi été un lieu propice à la culture. Ainsi, l’écrivain François Rabelais en fut le curé, presque 20 ans après avoir écrit “Gargantua”. Auguste Rodin y a habité et sculpté dans sa Villa des Brillants. Et installé avenue du Château, Richard Wagner, du haut de ses 27 ans, a composé “Le Vaisseau fantôme”. C’est dans ces mêmes lieux, qu’en 1968, les architectes de l’Atelier 12 imaginent la résidence des Pierres Levées. Posés sur pilotis, ces trois bâtiments ont été conçus de façon à cohabiter avec la nature environnante. Et leurs lignes géométriques sont un vestige de l’architecture des années 1960/70. Laissant, d’une certaine façon, eux-aussi, leurs traces dans l’histoire de la ville. Cette dimension a d’ailleurs été importante pour l’agence Apgo, architectes du patrimoine. En charge de la rénovation de la résidence, ils ont souhaité conserver l’esprit et l’authenticité du bâtiment.

Un vestige des années 1960/70.

La résidence des Pierres Levées porte bien son nom. Ici, la dimension minérale des bâtiments répond aux espaces verts attenants. Ainsi, ils arborent différentes finitions de béton. Tantôt banché de couleur ocre à finition bouchardée pour les éléments structurels. Tantôt préfabriqué et désactivé avec des granulats plus ou moins fins selon les emplacements. Ces éléments marquent le couronnement des immeubles. Ils constituent la partie extérieure visible des jardinières plantées des terrasses. L’aspect béton brut des façades est adouci par des claustras. Ceux-ci font office de garde-corps et rythment la géométrie des bâtiments. Leur teinte claire engendrée par un granulat silicaté plus fin renforce visuellement ces ruptures.

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