Édito

La vie et rien d’autre

Le béton est loin d’être éternel, du moins dans sa forme armée. Si, du jour au lendemain, l’humanité venait à disparaître, les ouvrages construits avec ce matériau ne lui survivraient pas plus de 300 ans… En version non armée, la situation est différente et la durabilité beaucoup plus importante. A l’image du Panthéon de Rome, toujours debout et dont la coupole en béton date du IIe siècle après Jésus-Christ. Mais ceci est une autre histoire et, à vrai dire, les ouvrages en béton non armé restent aujourd’hui des exceptions.
Aussi, tant que l’humanité sera là, elle devra veiller à ses belles constructions en béton armé si elle ne veut pas les voir disparaître trop vite. La pérennité d’un bâtiment, quel qu’il soit, ou d’un simple pont passe donc par une surveillance stricte et un entretien sérieux. Ne pas faire l’un ou l’autre expose à des conséquences, qui peuvent être dramatiques. Chacun a pu s’en rendre compte, l’été dernier, avec l’effondrement du viaduc Morandi, à Gênes, en Italie. Quarante-trois personnes y ont perdu la vie et le fonctionnement de toute l’agglomération est compromis pour de nombreuses années. Il y a quelques semaines, nous avons vu un drame similaire se produire à Marseille, avec la ruine de plusieurs bâtiments en centre-ville. Ces constructions n’étaient certes pas en béton, mais cela ne change rien, sur le fond. Quelqu’un a failli. Et là, à Gênes comme à Marseille, il n’y a aucune excuse ou justification qui tiennent. Entretenir un ouvrage n’est pas une option, mais une obligation. Cette action se doit être programmée et budgétée sur le long terme. Car cela permet de préserver quelque chose qui n’a pas de prix : la vie.

Frédéric Gluzicki
Directeur de la publication

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