Precia Molen : De la mesure à la donnée

Yann Butillon
15/04/2021

Entreprise française familiale spécialiste du pesage, Precia Molen fournit capteurs et services pour le BPE. Dominique Ribet, directeur marketing, Laurent Gabison, commercial Ile-de-France, et Lionel Garnier, directeur qualité Precia Molen Service, en détaillent les évolutions.

Retrouvez cet article dans le Process Industriel 950, supplément de Béton[s] le Magazine n° 93

De gauche à droite : Dominique Ribet,directeur marketing de Precia Molen, Lionel Garnier, directeur qualité Precia Molen Service, et Laurent Gabison, commercial Ile-de-France de Precia Molen. [©Precia Molen]
De gauche à droite : Dominique Ribet,directeur marketing de Precia Molen, Lionel Garnier, directeur qualité Precia Molen Service, et Laurent Gabison, commercial Ile-de-France de Precia Molen. [©Precia Molen]

Quelle est l’organisation de Precia Molen en France et à l’international ? 

Dominique Ribet : Precia Molen est née à Privas, en Ardèche, dans les années 1950. Son activité est organisée en deux divisions. D’un côté, Precia Molen qui est le pôle de conception, fabrication et vente de nos solutions. De l’autre, Precia Molen Service qui a pour mission l’installation, la mise en service, la maintenance et la vérification des installations. L’entreprise est le seul fabricant français sur le créneau des capteurs et services pour le BPE.

Precia Molen s’est internationalisée à partir de 1990 et compte aujourd’hui 21 filiales. Mais l’important pour nous est que nos deux divisions ont un impact à part égale sur notre chiffre d’affaires. Cela nous donne un équilibre financier, tout comme le fait d’intervenir sur plusieurs marchés. 

Comment évolue le marché de la centrale à béton, d’une manière générale. Et Precia Molen, en particulier ?

Laurent Gabison : Precia Molen évolue sur un marché assez mature. Il y a des cycles de remplacement des composants des centrales à béton, à des rythmes réguliers. Ce sont des matériels qui subissent beaucoup de d’aléas. Nous sommes à l’écoute de nos clients pour effectuer les maintenances, les changements de pièces et les éventuelles montées en gamme. Il peut y avoir quelques pics d’activité lors du rachat de centrales, par un groupe. Ou la construction de nouvelles unités. Mais ce marché reste homogène d’une année à l’autre. Nous travaillons pour et avec les intégrateurs, pas directement pour les bétonniers. En revanche, nous faisons pour ces derniers la mise en service et l’étalonnage avec des masses étalons.

Sur quoi s’appuie Precia Molen Service pour avoir pris autant d’importance dans le quotidien de l’entreprise ? 

Lionel Garnier : Nous nous positionnons sur un secteur qui n’est pas régi par les règles de la métrologie légale, mais par des normes qui s’appliquent en fonction de la nature de la production. Pour le BPE, il s’agit de la norme NF 033, qui oblige à une vérification annuelle des instruments de mesure. Nous réalisons donc des mesures comparées à un référentiel, avec des tolérances maximales d’erreur. Mais ce sont des règles qui évoluent. Depuis la fin de l’année 2020, dans le cas de la production de blocs béton, nous devons effectuer un étalonnage des instruments, tous les trois ans, en plus de la simple vérification annuelle. Il s’agit là de définir le niveau de performances de l’instrument, avec un éventuel ajustage. Nous sommes accrédités Cofrac pour faire cette mesure. Cette gestion dans le temps des instruments est essentielle pour nous, mais aussi pour nos clients, qui ont besoin d’avoir des données fiables. 

Ces données sont au cœur de la digitalisation des unités de production, ce que l’on résume par industrie 4.0. Vous collectez des mesures, vous êtes donc partie prenante de cette évolution ?

Dominique Ribet : Oui, bien entendu. C’est même un des principaux axes de développement pour Precia Molen. Nous avons pris la décision de lancer un logiciel de supervision qui va intégrer le flux très large de données que nos capteurs peuvent envoyer. Ce logiciel se nomme “Performance” et devrait voir sa première installation française à court terme. L’idée est d’arriver au niveau d’un MES, c’est-à-dire un logiciel de pilotage de production, qui alerte, en temps réel de la dégradation d’un capteur, à la fois les clients et nos équipes. Ce traitement de données en direct pourra aussi être utile à nos équipes, qui sont d’ailleurs de plus en plus des électroniciens, plutôt que des techniciens classiques. 

Propos recueillis par Yann Butillon

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