Maisons individuelles à énergie positive

Rédaction
28/01/2019

La RT 2012 avait déjà ouvert la voie. La RT 2020, devenue entre-temps RE 2020, devrait voir la banalisation de la maison dite “passive”, alors que certains constructeurs proposent déjà des maisons dites “à énergie positive”. Sous cette dénomination à géométrie variable et un peu énigmatique se cachent des approches multiples, différenciées, mais aussi commerciales.

La RT 2012 avait déjà ouvert la voie. La RT 2020, devenue entre-temps RE 2020, devrait voir la banalisation de la maison dite “passive”, alors que certains constructeurs proposent déjà des maisons dites “à énergie positive”.

La RT 2012 avait déjà ouvert la voie. La RT 2020, devenue entre-temps RE 2020, devrait voir la banalisation de la maison dite “passive”, alors que certains constructeurs proposent déjà des maisons dites “à énergie positive”.

 

En théorie, une maison peut être qualifiée “à énergie positive”, dès lors que les coûts induits par le chauffage et les différents équipements sont intégralement compensés, voire un peu plus. La réalité montre que tout n’est pas si simple. Ce “graal” de la maison, qui ne coûte rien en énergie et en fonctionnement d’équipements divers, n’est pas évident à atteindre, tant au niveau technique économique, que de l’investissement et surtout au niveau de la durée

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Avec des approches qui peuvent différer, de nombreuses maisons dites “passives” sont déjà construites. Elles montrent la voie de ce que pourraient être les maisons à énergie positive et permettent d’avoir un début de recul sur le sujet. Pour faire simple, si plusieurs recettes pour construire des maisons passives sont possibles et connues, leur réalisation implique des approches nouvelles de la part des entreprises, mais aussi des futurs acheteurs, qui doivent aussi intégrer des façons d’habiter relativement innovantes. 

45 ans de réglementations thermiques

Dès la fin des années 1970, les fabricants de matériaux de gros œuvre intègrent des solutions d’isolations originales. [©Documentation Gelis]

Dès la fin des années 1970, les fabricants de matériaux de gros œuvre intègrent des solutions d’isolations originales. [©Documentation Gelis]

 

Avec un peu de recul, on peut considérer la maison à énergie positive, comme l’aboutissement des différentes réglementations thermiques engagées depuis 1974 qui, par des durcissements successifs, ont permis à chaque étape de réduire les consommations d’énergie. Les premières réglementations thermiques, jusqu’à la RT 2005, visent en priorité l’optimisation de l’isolation de l’enveloppe : toits, murs et planchers, et contribuent à la mise sur le marché de menuiseries devenues thermiquement très performantes.

 2- A la même époque, d’autres techniques nouvelles connaissent un certain succès, dont les blocs porteurs en polystyrène expansé. [©Gérard Guérit]


2- A la même époque, d’autres techniques nouvelles connaissent un certain succès, dont les blocs porteurs en polystyrène expansé. [©Gérard Guérit]

 

Tout en restant sur les grands principes des RT antérieures, la RT 2012, toujours en vigueur, représente un saut technologique important, par le degré d’isolation atteint, par la qualité de l’étanchéité à l’air des ouvrages construits, mais aussi par une évolution rapide au niveau des équipements de chauffage, dont l’éviction en partie des systèmes de chauffage électrique. Aujourd’hui, les professionnels sont conscients de la difficulté et de la complexité d’aller plus loin, car les schémas classiques atteignent leurs limites. En effet, la maison conforme à la RE 2020 devra produire elle-même sa propre énergie, de manière à pouvoir couvrir les dépenses des occupants en chauffage, en eau chaude, en ventilation, en éclairage… mais aussi celles engendrées par les usages ménagers, fortement liées aux comportements et aux modes de vie des habitants. A titre d’exemple et à habitat comparable, un couple de deux adultes n’a pas les mêmes besoins en chauffage et ECS qu’un couple avec trois enfants.

Dossier réalisé par Gérard Guérit

Les maisons passives et à énergie positive se doivent d’intégrer des capteurs photovoltaïques. [©DR]

Les maisons passives et à énergie positive se doivent d’intégrer des capteurs photovoltaïques. [©DR]

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  1. sigis

    Article très pragmatique qui correspond à mon expérience pour ce qui est des frais de maintenance à ne pas négliger : j’ai par exemple une VMC double flux haut rendement dont je suis très content car elle était très silencieuse. Après 10 ans de parfait fonctionnement les roulements se sont détériorés, or le fabricant ne propose que de changer les moteurs pour 680€ TTC (pièces seulement). l’intervention d’un technicien m’aurait je pense coûté la même somme extravagante. j’ai changé moi-même ces roulements grâce à un tuto proposé par un bricoleur et cela m’a coûté 25€ et 2 heures de travail pour 4 roulements. Cherchez l’erreur…
    En effet la maintenance est le gros point noir des produits technologiques, cela vaut aussi pour l’ECS solaire thermique qui demande une intervention annuelle de maintenance qui ruine la rentabilité du produit.