Les loueurs ne veulent pas être une variable d’ajustement

Yann Butillon
07/05/2020

Le syndicat des loueurs, DLR, lance un appel pour le respect de ses membres, en temps de crise.

par la voix de son délégué général, Hervé Rebollo, a appelé au respect de son activité. [©DLR]
Le syndicat des loueurs (DLR), par la voix de son délégué général, Hervé Rebollo, a appelé au respect de son activité. [©DLR]

Dans un long communiqué, le syndicat des loueurs, DLR, a rappelé que « les loueurs ne sont pas une variable d’ajustement ». Un appel à l’honnêteté et à la solidarité de leurs clients. D’après le syndicat, les « professionnels de la location de matériels constatent le retour de pratiques dignes des pires moments vécus lors de la dernière crise économique. Déclaration de fausses intempéries, non-déclaration de remise en marche des matériels loués arrêtés sur sites depuis le début de la crise ».

Alors que le retour à l’activité est encore limité, DLR « redoute que ces pratiques ne se généralisent dans les semaines et mois à venir. Celles-ci permettent à certains clients de tenter d’améliorer de manière artificielle la rentabilité de leurs activités, au détriment de leurs partenaires loueurs ».

L’effort de guerre a été fourni

L’occasion de rappeler que « les loueurs de matériels ont subi brutalement et sans préavis l’arrêt des activités dans le pays. Dans les premiers jours, ils ont dû se battre littéralement pour que leurs matériels ne soient pas laissés à l’abandon. Ceci, par des clients qui ne voulaient plus en assurer la garde. Puis dans un second temps, très rapproché, ces mêmes clients ont unilatéralement suspendu dans le meilleur des cas. Et souvent mis fin, aux contrats qui les liaient ».

« L’effort de guerre » a été fourni (et le sera encore dans les mois à venir) par les professionnels de la location de matériels. « Mais ces professionnels refusent d’être considérés à leur détriment [par leurs clients] comme une simple variable d’ajustement de leur rentabilité. DLR considère que les facturations LMD et LLD doivent reprendre courant mai . C’est une question de survie pour certains loueurs et une garantie de la pérennité de l’activité même de leurs clients »

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