En résidence au sein de l’usine Saint-Gobain Weber de Servas (01), durant plusieurs mois, l’artiste Jérémy s’expose à la Fondation Bullukian, à Lyon.

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“Les Témoins” de Jérémy Gobé s’exposent à la Fondation Bullukian, dans le cadre de Biennale d’art contemporain de Lyon, du 18 septembre 2019 au 5 janvier 2020. [©ACPresse]

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Les œuvres de Jérémy Gobé sont exposées dans le jardin de la Fondation Bullukian. [©ACPresse]

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Charlotte Famy, directrice générale Saint-Gobain Weber, et l’artiste Jérémy Gobé. [©ACPresse]

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Les “Témoins” prennent la forme de tétraèdres, de cubes, de sphères. [©ACPresse]

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Jérémy Gobé a habillé une des façades de la Fondation Bullukian des mêmes motifs texturés que ses “Témoins”. [©ACPresse]

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Le matriçage a reçu une patine irisée métallique aux reflets vert ou violet. [©ACPresse]

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Le matriçage est très marqué, donnant à la texture toute sa profondeur. [©ACPresse]

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Matrice qui a permis de texturer la façade de la Fondation Bullukian. [©ACPresse]

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Le matriçage de la façade se développe sur trois étages et constitue une installation permanente. [©ACPresse]

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Des centaines de carrés aux nuances métalliques couvrent désormais un mur de la Fondation Bullukian. [©ACPresse]

Depuis la mi-septembre et jusqu’au 5 janvier 2020, l’artiste Jérémy Gobé expose à la Fondation Bullukian, à Lyon (69). Et, en parallèle, au monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse (01). La particularité des œuvres présentées est d’avoir été conçue dans le cadre de sa résidence d’artiste au sein du site de Saint-Gobain Weber, à Servas (01). Une démarche initiée par Charlotte Famy, directrice générale de l’entreprise et grande amatrice d’art. « J’aime beaucoup l’art, la sculpture. Je visite beaucoup d’expositions. C’est une passion pour moi. » Une première expérience avait déjà été tentée avec l’artiste Fabienne Teyssier-Monot. Cette dernière a réalisé une œuvre avec une partie du personnel de Saint-Gobain Weber : le “Solide Fluide”, un élément en forme d’icosaèdre, polyèdre constitué de 20 facettes triangulaires. L’œuvre est aujourd’hui exposée dans le hall du siège de Saint-Gobain Weber, à Brie-Comte-Robert (77). 

Des enduits, des techniques de matriçage

« L’expérience réussie avec Fabienne Teyssier-Monot nous a donné envie d’aller plus loin et d’accueillir un artiste en résidence d’entreprise. » C’est ainsi que Jérémy Gobé est arrivé à Servas… « J’ai voulu créer une aventure humaine. Un rendez-vous entre l’univers de l’entreprise et le monde de l’art », poursuit Charlotte Famy.
Durant sa résidence, l’artiste a échangé avec les équipes de production de Saint-Gobain Weber, côtoyé le pôle R&D, appréhendé les matériaux. Les enduits de façade, les techniques de matriçage, la richesse des pigments ont plus que retenu son attention. Ils ont même été à la base de son travail. L’origine de ses “Témoins”. « Ma démarche artistique se nourrit de rencontres, avec des hommes, avec des matériaux,explique Jérémy Gobé. Mes Témoins sont la matérialisation, la preuve de ses rencontres. »

Le Cerveau de Neptune

Tétraèdres, cubes pleins, cubes évidés, sphères : au total, l’artiste a créé cinq séries de Témoins. Les objets sont texturés, dessins inspirés du corail marin appelé Cerveau de Neptune« Je veux montrer la nature d’une manière très visuelle. C’est aussi un hommage aux coraux que le béton détruit… »Il y a un peu d’ironie dans ce choix assumé ! Les Témoins affichent une patine métallique aux reflets vert ou violet en fonction du point de vue et de l’orientation de l’éclairage. « Dans l’océan, le couleur du corail vient des algues, qui vivent en symbiose avec lui », indique Jérémy Gobé. Dans le cas des Témoins, la teinte est issue d’une gamme de pigments développée pour l’occasion. Cette finition métallique devrait rejoindre le catalogue Saint-Gobain Weber dans le courant de l’année 2020. 

Le développement de nouvelles matrices

Au-delà de l’exposition, la présence de Jérémy Gobé sera pérennisée à la Fondation Bullukian. En effet, l’artiste a habillé une des façades du bâtiment des mêmes motifs texturés en Cerveau de Neptune que ceux présents sur ses Témoins. Des centaines de carrés aux nuances métalliques couvrent désormais un mur sur une hauteur de trois étages, constituent ainsi une installation permanente. 
Enfin, l’exposition à la Fondation Bullukian marque un peu le couronnement de l’accueil en résidence de Jérémy Gobé. Toutefois, elle ne clôture pas toute collaboration. « Nous allons travailler avec Jérémy au développement de nouveaux dessins de matrices, dans le cadre de la ligne », conclut Charlotte Famy. 

F. G.

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