Les Hauts-de-France : place de leader de la construction paille

Rédaction
11/12/2018

Les Hauts-de-France organisaient, le 6 décembre, la 4e édition des Rencontres régionales de la construction paille, à Roubaix.

Le projet de la crèche Kiwaoo a été récompensé dans le cadre du premier concours transfrontalier de bâtiments biosourcés Bâti C2 [©Atelier Amélie]
Le projet de la crèche Kiwaoo a été récompensé dans le cadre du premier concours transfrontalier de bâtiments biosourcés Bâti C2 [©Atelier Amélie]

Le pôle d’excellence régional créé en 2000 en Nord – Pas-de-Calais, dédié à l’accompagnement des professionnels du secteur de l’environnement, leCd2e, nommé référent pour les Hauts-de-France du Réseau français de la construction paille (RFCP), a organisé, le 6 décembre dernier, la 4eédition des Rencontres régionales de la construction paille à Roubaix. Organisé au cœur des Rencontres, le 1erconcours transfrontalier de bâtiments biosourcés Bâti C2a récompensé 5 projets exemplaires dans la mise en œuvre de ce nouveau matériau, dont le 1erprix pour le projet de la crèche de territoire Kiwaoo (Atelier Amélie Fontaine), à Villereau-Herbignies (59). La construction se rapprochant de la conception passive (avec 20kW/h/m2/an).

L’occasion également d’annoncer que la région, leader en France de la construction paille, a vu le nombre de projets augmenter de 36 % lors de l’année écoulée. Dans le même temps, près de 40 agriculteurs ont été identifiés comme intéressés par ce débouché, avec une demande estimée à 45 000 bottes en 2019.

Parmi les futurs projets, Le site Sicos (Caudry, 59) appartenant à L’Oréal est spécialisé dans les technologies d’émulsion, pour les produits de soins et de beauté. Jean-Luc Collet de l’Agence Collet Architecture a présenté son projet de construction paille pour ce site industriel, fabriquant des produits cosmétiques à partir de produits d’alcool, dont les travaux devraient démarrer début 2019. L’objectif consiste à regrouper le stock d’alcools inflammables dans un lieu dédié, isolé de l’usine. Le bâtiment d’environ 3 000 m² au sol, 10 m sous plafond, mitoyen de l’usine, abritera des produits inflammables et combustibles. La proposition de Jean-Luc Collet consiste à travailler autour de la ventilation naturelle et de l’isolation paille. Un choix salué par les services incendies qui, en cas d’intervention, ne serait pas impacté par d’éventuelles émanations toxiques.

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