Au cours des cinquante dernières années, les techniques de mise en place du béton ont fait des progrès considérables grâce à la maîtrise de la rhéologie du béton. Ainsi, celle-ci ne dépend plus uniquement de l’eau qu’on y introduit au moment de son malaxage, mais plutôt d’un équilibre judicieux entre les dosages en eau, en superplastifiants et adjuvants modificateurs de viscosité.

Retrouvez cet article dans Béton[s] le Magazine n° 59

Les superplastifiants et les adjuvants modificateurs de viscosité procurent au béton un très grand avantage sur l’acier lors de la construction d’édifices en hauteur. Il n’est plus nécessaire de se servir de grues pour monter le béton et le placer, puisque celui-ci peut être pompé du premier jusqu’au dernier étage… C’est ainsi qu’au fil du temps, la construction des gratte-ciel est passée d’une ossature en acier à une structure en béton.

I – L’ère des réducteurs d’eau à base de lignosulfonates

a – Water Tower Place, Chicago, Etats-Unis, 1968

Dans les années 1960, le béton le plus résistant disponible sur le marché de Chicago, aux Etats-Unis, était un 30 MPa présentant un affaissement de 100 mm. Il servait à construire les poteaux des édifices en hauteur jusqu’à ce que John Albinger découvre qu’en sélectionnant avec beaucoup de soin le ciment, la cendre volante et le réducteur d’eau, il pouvait doubler la résistance en compression de ses bétons… Pour les introduire sur le marché

Cet article est réservé aux abonnés
des revues Béton[s] le Magazine et Bâti & Isolation.

En plus de votre magazine, profitez d’un accès illimité à l’ensemble des contenus et services du site www.acpresse.fr :

  • Lecture de l’intégralité des dossiers thématiques, reportages chantiers, fondamentaux, histoire de la construction…
  • Consultation des indicateurs économiques (chiffres et analyses)
  • + vos newsletters pour suivre l’info en continu
Je m'abonne

Retrouvez cet article dans Béton[s] le Magazine n° 59

Vous avez aimé cet article, et avez envie de le partager ?

Réagir à cet article