Bouyer Leroux table sur une stratégie à long terme, en mettant en avant des produits performants, en accord avec les futures réglementations et en transformant ses pratiques de consommation d’énergie dans ses usines.

Réalisation : Cabinet Architectes Périphériques. [©Sergio Grazia]

Réalisation : Cabinet Architectes Périphériques. [©Sergio Grazia]

Organisé autour de quatre pôles (terre cuite, fermetures pour l’habitat, béton et environnement), Bouyer Leroux a réalisé, en 2017, près de 185 M€ de chiffre d’affaires. Cette année, en 2018, le groupe a annoncé la fusion-absorption de Bouyer Leroux Structures (issu du rachat de l’activité d’Imerys Terre Cuite en 2013). Il a aussi exposé son plan stratégique à l’horizon 2025. « Cette stratégie est “longtermiste”, explique Roland Besnard, Pdg de Bouyer Leroux. Il n’y a pas de recherche de croissance à tout prix ou de dépendance au marché de la construction neuve. » Ainsi, la marque Bio’Bric se voit renforcer, avec une nouvelle organisation commerciale et marketing et donc, une plus grande présence sur le territoire. Mais aussi, avec l’intégration d’une ingénieure thermicienne, Fally Titipkina, le groupe s’entoure d’une équipe technique qualifiée pour répondre au mieux aux attentes des clients. Créé 2017, le Lab Bouyer Leroux s’attaque, lui, à l’innovation et à l’anticipation de l’offre de demain.
L’industriel compte bien se faire une place de marque dans les défis environnementaux, qui se profilent. Et ce, en commercialisant des solutions de la gamme Bio’Bric (la brique bgv’costo th+) compatible avec le label E+C, et qui anticipe les futures réglementations. D’ailleurs, Bouyer Leroux inaugurera, au second trimestre 2018, sa première maison individuelle labellisée E+C-, en Nouvelle Aquitaine. Le groupe s’engage aussi, à travers la création d’une direction “Energies”, à réduire les consommations d’énergie fossile et à améliorer son bilan carbone. Il s’est fixé deux objectifs : effacer d’ici cinq ans l’énergie électrique consommée par l’ensemble de ses usines et passer d’ici 2025 de 40 % à 90 % de l’énergie thermique nécessaire aux process de fabrication des briques de murs produites à partir de biomasse. Bouyer Leroux prévoir une enveloppe d’investissements de 60 M€ d’ici 2025 (35 M€ pour la mise en place des unités de production d’électricité : panneaux photovoltaïques et 20 à 25 M€ pour les foyers biomasse et la généralisation de l’utilisation de biocombustible).

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