Dans le domaine du plafond acoustique, l’association du bois et de la fibre de bois présente de nombreux atouts (techniques, esthétiques, environnementaux). L’Allemand Lignotrend a bien compris les enjeux.

Ce n’est pas du Lignotrend : la piscine de Chambéry tout juste inaugurée (ALN architecture) magnifie le plafond acoustique en bois linéaire prolongé en bardage intérieur (Ecoteam, Lifteam), qui le rend plus actuel que jamais. [©Tommaso Morello/Grand Chambéry]
Ce n’est pas du Lignotrend : la piscine de Chambéry tout juste inaugurée (ALN architecture) magnifie le plafond acoustique en bois linéaire prolongé en bardage intérieur (Ecoteam, Lifteam), qui le rend plus actuel que jamais. [©Tommaso Morello/Grand Chambéry]

Apparus en France au début des années 1960 et dérivés d’une technologie américaine parfois teintée d’amiante, les plafonds modulaires minéraux ont d’abord évincé le plafond acoustique à base de bois qui avaient cours. Et ce, en faisant valoir leur meilleure réaction au feu (d’où justement, parfois, l’amiante). A part quelques tentatives pour repositionner le bois en format modulaire sur un segment haut de gamme, le plafond en bois a survécu par son aspect linéaire et son adaptation à certaines niches comme les piscines. A part l’Antisone de Bruynzeel repris par Allin, et qui consiste à intégrer dans des panneaux de particules des cavités parallèles faisant office de résonateurs d’Helmholtz, les Derako (Hunter Douglas), Laudescher, Ardemo ou AZ Plafonds avec la Shiluvit Line proposent des résilles linéaires en bois massif, la performance d’absorption étant le fait des panneaux isolants du plénum.

Monsieur Werner Eckert

Dans le monde du bois, même si les Autrichiens mènent la danse en matière de développement industriel depuis plusieurs décennies, les Allemands disposent avec Werner Eckert d’un talentueux inventeur et d’un précurseur. Dire qu’il a déposé dès 1992 un brevet relatif aux panneaux lamellés-croisés, cette approche à la base de l’explosion mondiale actuelle du marché des panneaux structuraux massifs en CLT ! Werner Eckert fonde dans la foulée l’entreprise Lignotrend et exploite son brevet dans l’optique de fournir à des charpentiers constructeurs de maisons des éléments massifs à base de lamelles contre-croisées, pourvus cependant de cavités pour intégrer des gaines techniques. Bientôt, la déclinaison horizontale des planchers-caissons incitera l’inventeur à y appliquer en sous-face des plafonds linéaires de correction acoustique.

Le plafond qui ne fait pas de vagues et qui fait des vagues : pour cette piscine, le plafond Lignoakustik est posé en dent de scie grâce à la disposition des lisses en bois fixées sur les poutres en béton. [©Lignotrend]
Le plafond qui ne fait pas de vagues et qui fait des vagues : pour cette piscine, le plafond Lignoakustik est posé en dent de scie grâce à la disposition des lisses en bois fixées sur les poutres en béton. [©Lignotrend]

Lamellé-croisé hybride

De fil en aiguille, ce plafond prend son autonomie par rapport à l’élément de plancher et devient un important relais de croissance pour l’entreprise. D’autant qu’en anticipant pour ainsi dire l’approche développée par l’inventeur savoyard Didier Goy pour ce qui deviendra le Panobloc de Techniwood,

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