Tour Grenfell : Un rapport pointe plusieurs “coupables”

Rédaction
14/11/2019

La commission d’enquête sur l’incendie de la tour Grenfell a remis un premier rapport, qui pointe la rénovation de la tour entre 2015 et 2016 et l’organisation des sapeurs-pompiers.

La tour Grenfell, à Londres, après l’incendie du 14 juin 2017.
Tour Grenfell, Martin Moore-Bick, Celotex, Saint-Gobain, Arconic, Incendie]

Fin octobre, la commission d’enquête sur l’incendie de la tour Grenfell a remis un premier rapport. Présidée par Sir Martin Moore-Bick, la commission met en lumière plusieurs dysfonctionnements, qui ont contribué à ce drame. Dans la nuit du 14 juin 2017, la tour Grenfell, située en plein cœur de Londres, s’embrase. Le feu, qui s’est déclaré dans la cuisine d’un appartement du 4eétage, a ainsi causé la mort de 72 personnes. Le rapport met l’accent sur la rénovation de la tour entre 2015 et 2016. La complexité des façades avait déjà été soulignée au lendemain de l’incendie. Elles seraient composées de différents matériaux, dont des isolants Celotex (filiale de Saint-Gobain) et des panneaux en aluminium composite avec un cœur de polyéthylène Arconic. Ainsi, le rapport corrobore ces allégations, en estimant que « la principale raison de la propagation aussi rapide est due à ces matériaux, à la fusion et au ruissellement du polyéthylène brûlant ». Le non-respect des réglementations de sécurité et cette rénovation feront l’objet d’un deuxième rapport à paraître en 2020. Le rapport met aussi en cause l’insuffisante préparation des sapeurs-pompiers de Londres (LFB), durant l’incendie. « Moins de personnes auraient trouvé la mort si les pompiers avaient été mieux préparés », retranscrit le journal britannique The Guardian. 

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