Selon Xerfi, le marché va repartir… mais en 2015

Rédaction
23/05/2014

Les perspectives du marché de la rénovation thermique de bâtiments s’annoncent prometteuses.

Le-marche-de-la-cigarette-electronique-fait-carton-selon-Xerfi-sur-Top-Cigarette-ElectroniqueLes perspectives du marché de la rénovation thermique de bâtiments s’annoncent prometteuses. Certes, et malgré des fondamentaux porteurs, la croissance sera encore limitée en 2014 (+ 2 % en valeur), mais elle tranchera avec la morosité de l’ensemble du secteur du bâtiment. En fait, il faudra attendre 2015 pour que les conditions d’une reprise plus franche du marché soient réunies, avec une progression de 6 % à 10,5 Md€, selon les prévisions des experts de Xerfi.

Déjà, la contrainte financière des ménages sera moins forte et les mesures de soutien mises en place en 2014 auront un impact favorable. Ce qui favorisera des dépenses lourdes comme des travaux de rénovation. Ensuite, la publication, sans doute fin 2014, du décret sur l’obligation des travaux de rénovation dans le tertiaire donnera un coup de fouet au marché. Sans oublier la charte signée fin 2013 par une trentaine d’entreprises publiques et privées pour réduire leur consommation énergétique.

Il reste désormais à régler la question du financement des travaux de rénovation thermique en raison de leur coût moyen (environ 4 500 €) et de l’insuffisance des dispositifs actuels, par ailleurs peu utilisés, éco-PTZ en tête. Dans ces conditions, une refonte du financement est indispensable.

La principale piste explorée est la généralisation du tiers financement, soit un service en charge de mobiliser l’ensemble des financements nécessaires à une opération de rénovation : prêts bancaires classiques, prêts aidés, subventions… Ce dispositif doit être expérimenté au niveau local en 2014 avant d’être généralisé sur le plan national. Ce tiers financement, dans sa version la plus aboutie, pourrait être intégré aux guichets uniques de la rénovation thermique mis en place en septembre 2013.

La montée en puissance de la valeur verte dans l’immobilier sera l’une des principales évolutions à moyen terme. Celle-ci consiste à prendre en compte les critères de performances environnementales et énergétiques pour évaluer les biens. La valeur verte vise à faire entrer massivement ces critères dans les mentalités et in fine dans les prix, au même titre que la localisation ou l’agencement par exemple. L’une de ses applications concrètes est par exemple l’affichage obligatoire des étiquettes énergie dans les annonces immobilières.