Une première génération de quartiers à énergie positive, développée il y a une dizaine d’années, cède actuellement la place à une seconde génération qui s’inspire aussi de la démarche zéro carbone poursuivie dans le cadre du développement du quartier Suurstoffi, près de Zoug, à Risch-Rotkreuz, en Suisse.

Bilan carbone : Le quartier de Suurstoffi à Risch-Rotkreuz s’étend sur 10 ha sur une friche industrielle en bordure de la voie ferrée. Au premier plan, Suurstoffi 22, pionnier des tours à structure bois de moyenne hauteur en Suisse. Et au tout premier plan, en marge du quartier, les groupes de refroidissement du réseau de chaleur. [©Zug Estates]
Le quartier de Suurstoffi à Risch-Rotkreuz s’étend sur 10 ha sur une friche industrielle en bordure de la voie ferrée. Au premier plan, Suurstoffi 22, pionnier des tours à structure bois de moyenne hauteur en Suisse. Et au tout premier plan, en marge du quartier, les groupes de refroidissement du réseau de chaleur. [©Zug Estates]

Actuellement, trois quartiers à énergie positive sont à l’étude dans le canton de Berne, la capitale de la Confédération helvétique. Ils s’inscrivent dans la volonté de juguler les émissions de gaz à effet de serre. En soi, cette approche n’est pas nouvelle. Il y a une quinzaine d’années, la perception de l’urgence climatique était déjà réelle. Et le développement des énergies renouvelables, notamment les panneaux photovoltaïques, couplés à une sur-isolation des enveloppes, laissaient présager un futur où les bâtiments nouveaux produiraient plus d’énergie qu’ils n’en consomment. C’est bien ce modèle qui s’est imposé alors à l’échelle européenne à l’horizon de 2020. A présent, nous y sommes et voici que l’énergie positive ne semble plus d’actualité. Du moins pas en France. Que s’est-il passé ? Si l’on se concentre sur les seules questions techniques, l’analyse de retours d’expérience menés sur des opérations pilotes en Europe a mis en évidence un “effet rebound”. Effet selon lequel les utilisateurs, mis en confiance par leur environnement vertueux, ont finalement surconsommé.

Quelques rares bâtiments restaurés témoignent du passé industriel de l’endroit. [©Zug Estates]
Quelques rares bâtiments restaurés témoignent du passé industriel de l’endroit. [©Zug Estates]

Quid de la France ?

Parallèlement, la notion de quartier à énergie positive s’est affinée. Il ne s’agit plus tant de produire un surplus d’énergie électrique que de parvenir à gérer autant que possible une autonomie énergétique. Quitte à préserver la possibilité de capter ponctuellement des apports extérieurs puisés dans l’énergie verte. Le surplus énergétique net compte moins que le bilan carbone à l’usage, qu’il convient de réduire au maximum dans la perspective de la neutralité carbone 2050. Enfin, l’approche évolue très progressivement quant à la notion de quartier. De groupe d’immeubles, on passe petit à petit à une unité organique associant habitat, travail et commerce

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