La FNTP tire la sonnette d’alarme

Rédaction
19/11/2013
Modifié le 12/08/2020 à 23:02

Bruno Cavagné, président de la FNTP tire la sonnette d’alarme. Selon lui, le secteur se dirige vers une année 2014 en recul de 4 %, après une année courante qui devrait être à – 3 %. Ceci aurait pour conséquence la perte de plus de 12 000 emplois.

606822_0203013467133_web_teteBruno Cavagné, président de la FNTP tire la sonnette d’alarme. Selon lui, le secteur se dirige vers une année 2014 en recul de 4 %, après une année courante qui devrait être à – 3 %. Ceci aurait pour conséquence la perte de plus de 12 000 emplois.

Du fait de la baisse de la subvention versée par l’Etat à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), ramenée à 334 M€ l’an prochain contre près de 660 M€ cette année, ainsi que la suspension de l’écotaxe qui devait être affectée à hauteur de 500 M€ à l’AFITF en 2014, « ce sont plus de 800 M€ qui n’iront pas à la construction et à l’entretien de lignes ferroviaires, routes, transports en commun, maritimes ou fluviaux en 2014 », souligne la FNTP dans un communiqué.

 « Alors que l’économie française donne de fragiles signes de reprise, les entreprises de TP s’enfoncent dans la crise », commente le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), Bruno Cavagné, ajoutant que « tout indique que 2014 sera pire que 2014. Et ce ne sont pas les dernières annonces concernant l’écotaxe qui vont nous rassurer ».

Rien de nouveau sous le soleil, mais jusque-là, les grands travaux entamés avec le plan de relance de 2008 couvraient, au moins pour les majors, les manques locaux. Las, ces chantiers touchent à leur fin. Représentant 9 Md€ sur 2010-2015, ils occuperont encore 20 000 salariés l’an prochain, avant de voir ce besoin divisé par trois. 

« Le cumul de ces décisions a pour conséquence une perte de 1,2 Md€ d’activité pour les travaux publics, soit 3 points de chiffre d’affaires », considère la FNTP, estimant que « le manque de vision sur le plan des infrastructures aura des conséquences graves sur l’ensemble de l’économie française ».