L’impact environnemental, le confort thermique ou encore la qualité de l’air intérieur sont des paramètres de plus en plus importants dans l’isolation thermique par l’intérieur. Vers quoi se dirige la discipline ces prochaines années ?

Spécialisé dans les matériaux biosourcés, Ecovative a construit, il y a quelques années, un mini-pavillon d’une dizaine de m2 pour expérimenter un isolant thermique à base de mycélium, la partie végétative des champignons. L’isolant a été baptisée “Mushroom Insulation”. [©Ecovative]
Spécialisé dans les matériaux biosourcés, Ecovative a construit, il y a quelques années, un mini-pavillon d’une dizaine de m2 pour expérimenter un isolant thermique à base de mycélium, la partie végétative des champignons. L’isolant a été baptisée “Mushroom Insulation”. [©Ecovative]

Si la construction neuve doit respecter des normes, en termes d’isolation, le parc existant doit encore faire un gros effort dans le domaine. En effet, si on suit l’histoire récente de la construction, les bâtiments datant d’avant 1974, sont peu ou pas isolés. Et jusqu’en 2000 ne bénéficiaient pas d’un traitement performant.

La problématique de l’isolation est un levier important pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour démocratiser le logement digne. « En dehors de la question du confort et de la valeur immobilière, il y a une vraie prise en compte de notre impact environnemental », explique Gérard Gaillet, chef de marché SlimIsol [Lire notre article à ce sujet].

L’isolation thermique par l’intérieur, reine de la rénovation et du neuf

En France, si l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) connaît un regain d’énergie avec la rénovation, l’isolation thermique par l’intérieur (ITI) domine les pratiques sur les chantiers. L’isolation des combles et des toitures représente la majorité des applications, suivie de près par les murs, puis les planchers et les sols [Article TBC]. Une pratique représentative des sources de déperdition d’énergie. En termes de matériaux, les solutions sont multiples. Le traitement dépendra des spécificités du chantier. Aux côtés des traditionnels laines minérales et panneaux de PSE d’autres options gringottent des parts de marché. Et pour revenir à la question de l’habitat de demain, la typologie des chantiers et des matériaux mis en œuvre a de plus en plus d’impact. Dans son enquête “Prospectives 2035 et 2050 de consommation de matériaux pour la construction neuve et la rénovation énergétique BBC”, l’Ademe explore différents scénarii.

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