Master Builders Solutions : Le superplastifiant qui booste les bétons bas carbone

Rédaction
31/07/2020

Le nouveau superplastifiant MasterEase 2000 permet d’assurer une très forte montée en résistance des bétons bas carbone. Un argument différenciant pour Master Builders Solutions sur le marché de l’adjuvantation.

Retrouvez cet article dans le numéro 89 de Béton[s] le Magazine.

Le MasterEase 2000 de Master Builders Solutions se destine au monde des bétons prêts à l’emploi. [©Master Builders Solutions]
Le MasterEase 2000 de Master Builders Solutions se destine au monde des bétons prêts à l’emploi. [©Master Builders Solutions]

Booster la résistance à jeune âge des bétons à base de ciments bas carbone : telle est la raison d’être du tout nouveau MasterEase 2000. Signé Master Builders Solutions (ex-marque de BASF Construction Chemicals), cet adjuvant s’intègre dans la famille des superplastifiants hauts réducteurs d’eau, selon la norme NF EN 934-2. « C’est un polycarboxylate ou PCP », confirme Christophe Landry, directeur technique adjuvants France de Master Builders Solutions.

Outre la montée en résistance, le MasterEase 2000 assure une forte baisse du rapport E/C, pouvant descendre à 0,4. Mais aussi un excellent maintien de rhéologie (2 h de durée pratique d’utilisation sans difficultés) et une très faible viscosité du mélange. Un joli pedigree, tout à fait adapté aux attentes du BPE, marché auquel ce superplastifiant est destiné.

La résistance à jeune âge constitue l’argument clef. « MasterEase 2000 permet de garantir 3 MPa de résistances supplémentaires par exemple à 16/18 h à formulation de béton identique, en comparaison à un superplastifiant classique », insiste Christophe Landry. Ainsi, un béton de génie civil atteindra 9 à 10 MPa après 18 h de montée en résistance. Y compris en période froide. Y compris avec un ciment composé à empreinte carbone réduite de type CEM III ou CEM I, additionné de laitier de haut fourneau. Bien entendu, cet adjuvant fonctionne aussi très bien avec les CEM I tout seuls ou encore les futurs CEM II/C et CEM IV, introduits par la nouvelle mouture de la norme ciment1.

Le pH du béton comme activateur

Le MasterEase 2000 assure une forte baisse du rapport E/C, un excellent maintien de rhéologie et une très faible viscosité du mélange. [©Master Builders Solutions]
Le MasterEase 2000 assure une forte baisse du rapport E/C, un excellent maintien de rhéologie et une très faible viscosité du mélange. [©Master Builders Solutions]

En termes de fonctionnement chimique, le MasterEase 2000 est sensible au pH du béton et surtout à sa variation. En effet, au fur et à mesure de l’hydratation du ciment, le pH se modifie, permettant l’entrée en action de nouvelles molécules. En regardant au microscope, on distingue deux groupes de polymères : libres et clustérisés (c’est-à-dire chimiquement encapsulés). Majoritaires (environ 70 %), les premiers entrent en action dès le début de l’hydratation, ce qui a aussi pour effet de modifier le pH du béton. A partir d’un certain seuil (atteint au bout de 20 à 30 mn), le pH “casse” l’enveloppe chimique du cluster, libérant les 30 % de polymères jusque-là inactifs. Le MasterEase 2000 présente ainsi un fonctionnement en deux phases, qui s’inscrivent dans la continuité l’une de l’autre. Par ailleurs, qu’ils soient clustérisés ou libres, les polymères constituant l’adjuvant sont identiques.

Déjà disponible sur le marché, le MasterEase 2000 est le premier d’une nouvelle série d’adjuvants. Il bénéficie déjà de son marquage CE et est en attente de sa certification NF. Sa plage d’utilisation oscille entre 0,4 et 1,4 % du poids de liant. Par exemple, la formulation d’un Bap demandera un dosage de l’ordre de 1,1 % et un béton de génie civil de classe de consistance S4 ne nécessitera que 0,55 %…

Enfin, Master Builders Solutions n’exclut pas non plus le développement d’une solution bénéficiant d’une technologie similaire pour le monde de la préfabrication. L’optimisation des formulations de béton à empreinte carbone diminuée (dits “bas carbone”) en utilisant des ciments avec des additions ne se limite pas au seul BPE…

Frédéric Gluzicki

1Lire “La norme ciment coincée à Bruxelles”, dans Béton[s] le Magazine n° 88.

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