LafargeHolcim : Valorisation des déchets à Port-La-Nouvelle

Yann Butillon
31/03/2021

Grâce à un investissement de 6 M€, la cimenterie LafargeHolcim de Port-La-Nouvelle va réduire son utilisation d’énergies fossiles de 90 % d’ici 2022.

La cimenterie LafargeHolcim de Port-La-Nouvelle va valoriser les déchets. [©LafargeHolcim]
La cimenterie LafargeHolcim de Port-La-Nouvelle va valoriser les déchets. [©LafargeHolcim]

Les deux lignes de valorisation des déchets de la cimenterie LafargeHolcim de Port-La-Nouvelle (11) ont été rénovées en totalité. Un investissement de 6 M€ qui va permettre de réduire de 75  % son utilisation d’énergies fossiles dès 2021. Et de 90 % en 2022. 

Plus de 80 000 t de déchets absorbés

L’effort de modernisation engagé à Port-La-nouvelle s’inscrit dans la démarche de progrès écologique Lafarge 360. Qui vise à réduire les émissions de carbone de l’industriel et à économiser les ressources naturelles.

Après l’inauguration en 2019 d’un nouvel atelier de valorisation de déchets solides broyés (DSB), l’industriel poursuit ainsi son engagement en faveur de l’environnement et de l’économie circulaire en Occitanie. Cette opération contribue au renforcement de la filière des combustibles solides de récupération (CSR) élaborés à partir de déchets non dangereux en substitution des combustibles fossiles. A court terme, ce sont plus de 80 000 t de déchets provenant en grande majorité de la région, qui seront absorbés chaque année par la cimenterie. En matière de CO2, les émissions seront ainsi réduites de 30 000 t eqCO2/an dès maintenant.

Sans aucun combustible fossile

La cimenterie de Port-La-Nouvelle devient ainsi un démonstrateur des technologies industrielles les plus performantes en matière environnementale. A plus long terme, elle ambitionne de devenir la première cimenterie à fonctionner sans aucun combustible fossile.

Cette dernière phase de travaux de modernisation a mobilisé une équipe projet de 50 personnes pendant 6 mois, permettant d’augmenter des capacités de dosage et d’injection. D’optimiser le confinement des opérations de déchargement et de transport. Mais aussi de remplacer les systèmes de détection et de protection contre les incendies. Et enfin, d’agrandir le laboratoire de contrôle à réception des combustibles.

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