Afin d’accompagner les artisans plaquistes dans la transition numérique et l’évolution de la construction, Placo propose les services BIM & Lean by Placo.

Placo se lance ainsi dans l’accompagnement “à la carte” avec BIM by Placo. [©Placo]
Placo se lance ainsi dans l’accompagnement “à la carte” avec BIM by Placo. [©Placo]

Si les projets en BIM sont encore minoritaires, cette nouvelle façon de construire devrait se populariser dans les prochaines années. La prise en main de cet outil, en termes de compétences techniques, la formation, ainsi que la question de la numérisation du bâtiment et de ses métiers, font partie des enjeux majeurs de la filière.

Chez Saint-Gobain, un “Studio BIM” se penche sur le sujet et propose des solutions pour tout le groupe. « Nous ne voulons pas que nos artisans subissent le BIM », explique Joachim Correia, directeur marketing de Placo. Et Pierre-Yves Berthelemy, chef de marché de poursuivre : « Nous voulons le démocratiser auprès des plaquistes. Et ce, à travers des prestations et des services sur mesure et adaptés aux professionnels. » Placo se lance ainsi dans l’accompagnement “à la carte” avec BIM by Placo.

L’industriel dispose aujourd’hui de plus de 1 500 objets BIM et est capable d’en créer à la demande pour un projet spécifique. Sur placo.fr et l’espace MyPlaco, l’entreprise peut avoir accès au service de Dossier d’appel d’offres (DAO). Après avoir renseigné les informations du chantier, cette dernière échange avec l’assistance technique de l’industriel, afin de valider les solutions à mettre en œuvre.

Un service adaptable sur mesure.

L’entreprise reçoit par la suite son DAO avec tous les documents (métré de l’ouvrage, quantitatif nécessaire, objets BIM). Placo aide à réaliser des Dossiers avant exécution (DAE), un service qui permet de faire des plans d’exécution d’ouvrage (déboursé matière, plan de pose 2D/3D…) après un appel d’offres.

Placo propose une visionneuse de maquettes numériques. Sous le format IFC, le professionnel peut importer et sauvegarder ses maquettes. « C’est pratique pour ceux, qui ne disposent pas de logiciel spécifique. Cet outil a été imaginé pour simplifier la prise en main des plaquistes, tout en permettant d’interagir avec l’assistance technique de Placo. »

BIM by Placo se traduit aussi par la formation. Le spécialiste du plâtre accompagne les plaquistes pour les faire monter en compétences et devenir indépendants dans ce domaine.

Dans la continuité de BIM by Placo, l’industriel a mis en place Lean by Placo. Le principe du Lean a été inventé par Toyota et théorisé par des chercheurs du MIT (Institut de technologie du Massachusetts).

Du BIM au Lean.

Ainsi, chaque action doit avoir une valeur ajoutée [Lire L’aventure 4.0 dans le BLM n° 77 p. 22]. Pour Placo, cette philosophie se traduit par différents services, qui ont pour but de gagner du temps sur la manutention et donc sur la productivité. Standardiser la mise en œuvre, sécuriser les artisans sur le chantier. Mais aussi réduire les déchets et fiabiliser les délais de réalisation. L’industriel présente cinq niveaux de Lean. La livraison sur palette bois à quatre entrées constitue le premier niveau.

Il permet d’acheminer plus facilement les plaques de plâtre sur le lieu de la mise en œuvre. Le Lean 2, appelé “kitting”, consiste à fournir le nombre exact de plaques nécessaires, quelque soit sa typologie, dans chaque pièce du chantier. Le 3e s’illustre par la mise à hauteur, avec la livraison des matériaux découpés à dimension, en usine, selon le projet ou le plan de calepinage issu de la maquette numérique.

Le niveau 4 et 5 du Lean, selon Placo, reposent sur la mise à la bonne largeur, avec la livraison de plaques découpées en usine selon le plan de calepinage. Et la mise à disposition de big bags pour faciliter la gestion des déchets. Un service issu de la filière Placo Recycling.

« Pour le moment, le Lean ne se prête pas à tous les chantiers, conclut Pierre-Yves Berthelemy. Optimiser les livraisons à un coût, qui n’est pas nécessaire d’engager dans tous les cas de figure. Nous sommes en train de travailler sur l’industrialisation du Lean pour pouvoir le généraliser. »