Béton Solutions Mobiles : « Nous sommes à un tournant dans l’essor de l’entreprise »

Frédéric Gluzicki
30/01/2021

Béton Solutions Mobiles poursuit son plan de développement. Un programme qui devrait se poursuivre dans le secteur Rhône-Alpes - Méditerranée.

« La crise de la Covid-19 nous a fait prendre quelques mois de retard dans notre développement », indique Philippe Tibère-Inglèse, président de BSM.  [©ACPresse]
« La crise de la Covid-19 nous a fait prendre quelques mois de retard dans notre développement », indique Philippe Tibère-Inglèse, président de BSM. [©ACPresse]

Avec quatre nouvelles centrales fixes, en 2020, dont une première dans l’Oise, Béton Solutions Mobiles poursuit son plan de développement. Un programme qui devrait se poursuivre dans le secteur Rhône-Alpes – Méditerranée.

Depuis sept ans maintenant, la très communicante Béton Solutions Mobiles tient en haleine le secteur du BPE francilien. Avec ses toupies aux teintes fuchsia et gris anthracite, rehaussées d’une tour Eiffel stylisée, la marque ne passe pas inaperçue. Et d’annoncer le renforcement de son dispositif de production, avec la mise en service de plusieurs centrales fixes. Et ce, « malgré la crise de la Covid-19, qui a généré quelques mois de retard », souligne Philippe Tibère-Inglèse, président de BSM.

Pourtant, la poursuite de ce plan de développement à cinq ans a débuté par une fermeture. Celle de l’Ile-Saint-Denis, fief historique de l’entreprise. « Nous avons dû arrêter la 2e centrale qui était installée sur ce site. En effet, la mairie souhaite changer le visage de l’île. Il y a beaucoup de programmes immobiliers, peu compatibles avec la circulation de camions. » Pour autant, l’outil n’a pas disparu des radars. Après une campagne de rénovation, il a commencé une nouvelle vie à Saint-Maximin (60). La première incartade de BSM hors de la limite Nord de l’Ile-de-France…

En route vers la Méditerranée

« Avec cette implantation, nous pourrons fournir les chantiers du futur Canal Seine Nord. Un axe qui reliera l’Oise au canal Dunkerque-Escaut », détaille Philippe Tibère-Inglèse. Et de poursuivre : « Saint-Maximin est la première d’une série. Nous avons pour objectif d’essaimer sur le secteur Nord de la France, afin de nous diversifier, en termes de typologies de chantiers et de clients. Et d’être présents sur les grands projets à venir. »

L’autre axe de développement est un déploiement sur la zone Rhône-Alpes – Méditerranée. Pour l’heure, les choses ont été ralenties par la crise sanitaire. Mais la future entité méridionale a déjà un nom : Béton Rhône Méditerranée. « La situation devrait devenir plus claire vers la fin du premier semestre 2021… »

En attendant, c’est au Havre que l’industriel a pris pied, avec deux unités de production : une fixe, à Gonfreville-l’Orcher (76) et une mobile, tournant sur le chantier de l’extension de Port 2000. Là, il a créé l’entité Axe Seine Béton, qui chapeautera, à terme, une petite dizaine de centrales, installées le long de la Seine. « Afin de superviser les déploiements, nous avons intégré Bruno Cloirec. Il assure en particulier les recherches pour répondre à nos besoins de foncier. Nous sommes à un tournant dans le développement de l’entreprise. »

Ouvert à toutes les opportunités

Au-delà des projets en cours, BSM reste ouvert à toutes les opportunités, dans le BPE comme dans les activités connexes. Aussi bien les secteurs géographiques en conquête, que sur les autres zones métropolitaines.

Durant l’année 2020, l’Ile-de-France a profité, pour sa part, de développements ciblés. Pas moins de trois centrales ont été inaugurées. Dans l’ordre d’arrivée, la première est celle de La Courneuve (93). Une unité signée Europ’Equipement s’articulant autour d’un malaxeur à doubles arbres horizontaux de 3 m3. Très vite, le dispositif productif s’est vu renforcé par l’ouverture de la centrale de Limay (78). « Il s’agit de l’ancienne unité mobile installée sur le chantier de la ligne 14 Nord, que nous avons décidé de sédentariser, après une rénovation complète. » Enfin, la dernière centrale à béton en date est implantée au Bourget (93). Là encore, une unité équipée d’un double arbre de 3 m3. Ainsi, aujourd’hui, le parc fixe de BSM se chiffre à treize unités de production, auxquelles s’ajoutent dix unités mobiles installées sur presque autant de chantiers franciliens ou havrais. De quoi permettre de passer le cap symbolique des 1 Mm3 produits en 2020 !

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