Au Sud du Vexin, la Roche-Guyon est un bourg pittoresque, que l’on imagine difficilement aussi près de Paris. Ce lieu préservé, au milieu d’un havre de paix, peut remercier son pont, ou plutôt son absence de pont…

La Roche-Guyon est un gros village posé en bord de Seine, qui s’enorgueillit entre autres de son château chargé d’histoire. Après la Deuxième Guerre mondiale, et malgré l’urbanisation en marche, le lieu ne change pas : pas de lotissement ni de rocade, pas de sens unique ou giratoire… Rien qui puisse rappeler la grande banlieue relativement proche. C’est que, depuis 1940, la Roche-Guyon est enclavée : il n’y a plus d’accès vers le Sud, là ou se trouvent les densités importantes de populations. La “faute” en revient au Génie français, qui, pour freiner l’avancée des Allemands vers le Nord, a dynamité le pont en béton tout neuf, inauguré en 1935.
Une vieille histoire
L’enclavement de la Roche-Guyon, perçu aujourd’hui comme un atout, a longtemps représenté une vraie contrainte. Un premier pont suspendu est érigé en 1838, mais il s’avère vite insuffisant. En 1882, on décide de le détruire pour un ouvrage plus moderne, mais c’est seulement en août 1914 que les travaux de démolition commencent, pour être rapidement arrêtés avec la déclaration de guerre. Ils reprennent au début des années 1930. Cela fait déjà 20 ans que la Roche-Guyon n’a plus de pont.
Une déclaration d’utilité publique est adoptée le 30 octobre 1931. Le projet choisi est celui présenté par la société Boussiron, spécialisée depuis sa création au début du XXe siècle, dans les ouvrages en béton armé. Les opérations débutent en 1932 pour s’achever en 1934. Le pont est inauguré le 7 juillet 1935. Avec ses 201 m, il est le plus long pont
Cet article est réservé aux abonnés
des revues Béton[s] le Magazine et Process Industriels.

En plus de votre magazine, profitez d’un accès illimité à l’ensemble des contenus et services du site www.acpresse.fr :
- Lecture de l’intégralité des dossiers thématiques, reportages chantiers, fondamentaux, histoire de la construction…
- Consultation des indicateurs économiques (chiffres et analyses)
- + vos newsletters pour suivre l’info en continu
Gérard Guérit
![Dans les années 1960, l’architecte Jean Dubuisson avait déjà posé les bases de ce secteur, avec un vaste ensemble de logements. Aujourd’hui, le nouveau centre s’inscrit dans un cadre renouvelé, après la démolition de plusieurs constructions. [©Charly Broyer]](https://www.acpresse.fr/wp-content/uploads/2026/02/4-ABC-Studio-Metz-Charly-Broyer-300x200.jpg)
![L’année 2025 a été marquée par des baisses de volumes significatives pour l’industrie de la préfabrication béton, mais 2026 pourrait amorcer un tournant. [©Fib]](https://www.acpresse.fr/wp-content/uploads/2026/02/7-Fib-Chiffres-300x200.jpg)
![Le Centre de recherche et d’innovation d’Ecocem est établi à Chilly-Mazarin (91) et se développe sur 3 300 m2 couverts. [©ACPresse]](https://www.acpresse.fr/wp-content/uploads/2026/02/1-Fichier-Web-300x200.jpg)
![Impressionnante, la poutre de lancement du viaduc sud du métro de Toulouse, se développe sur 110 m de long et affiche un poids de 600 t. Son treuil principal offre une capacité de levage de 62,5 t… [©ACPresse]](https://www.acpresse.fr/wp-content/uploads/2026/02/1-Metro-Toulouse-Web-300x200.jpg)
![D’après C-Mat, 360 équipements pour le béton ont été vendus en 2025, dont 34 pompes automotrices. [©ACPresse]](https://www.acpresse.fr/wp-content/uploads/2026/02/3-C-Mat-Marche-2025-300x200.jpg)
![Loin des idées reçues, le béton se réinvente et s’adapte. [©ACPresse]](https://www.acpresse.fr/wp-content/uploads/2026/02/1b-Norme-EN2026-Partie-1-Web-1-300x200.jpg)