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Jace : Une histoire de Gouzou

par redaction | - réagissez
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0-jace-portraitLe graffeur Jace a accepté de rendre plus doux le monde brut de Soreco-Sigemat. Résultat, une histoire de Gouzou, personnage fétiche de l’artiste, présent sur les murs et la centrale à béton du site de Saint-Pierre…

C’est en 1982 que Jace est arrivé à La Réunion, avec ses parents. Et n’en est pour ainsi dire plus jamais reparti, mis à part un petit interlude métropolitain, histoire de finir des études de biologie. Pourtant, Jace a choisi une autre voie, celle du graffiti, arrivé dans sa vie dès 1989. « Je vis vraiment de cet art depuis 15 ans à présent », confie l’artiste. Aussi, la commande publique comme privée (émanant d’entreprises) est nécessaire, même si Jace aime beaucoup sortir des sentiers balisés, ce qui lui vaut parfois quelques rappels à l’ordre…

Le support, en tant que matière, ne constitue pas un point essentiel dans le travail de l’artiste. « Je regarde surtout la forme ou la patine de la surface sur laquelle je souhaite intervenir. » Et le béton ? « Je n’ai aucun scrupule à mettre en couleur un béton gris, surtout quand celui-ci se trouve sous un ciel gris ! »

Le travail avec Soreco-Sigemat est parti d’une demande de Dimitri Losfelt, directeur de l’entreprise, qui connaît bien l’artiste. L’objectif était de « rendre ce monde brut un peu plus doux ». De son côté, Jace aimait l’idée de décorer les silos de la centrale à béton. « J’en avais fait un quelques années plus tôt dans des conditions un peu acrobatiques… Puis, j’aimais le côté “industriel” du site. Ça me rappelle un peu les engrenages que l’on voit dans “Les temps modernes” de Charlie Chaplin. » C’est donc naturellement que ces engrenages sont présents sur le site Soreco-Sigemat revisité par Jace. Et au milieu, figure le Gouzou. « Il s’agit d’un petit personnage, qui m’accompagne depuis 25 ans. Le Gouzou, c’est vous, c’est moi, c’est un être humain, avec toutes ses émotions. »

Frédéric Gluzicki

 

 

Laissez-nous vous conter l’étrange rencontre, qui se déroula dans le fond de la rivière Saint-Etienne1

 

 

 

1Cette petite histoire est racontée sur le site Internet de l’entreprise Soreco-Sigemat (www.soreco-sigemat.re), dont nous reprenons ici le texte avec l’aimable autorisation de Dimitri Losfelt, son directeur.  

 

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