Sarens : Les ponts Meccano de l’A41

Muriel Carbonnet
12/01/2026

En octobre 2025, Chambéry a été le théâtre d’une opération d’envergure : le démontage et le montage par le Belge Sarens de deux ponts sur l'autoroute A41.

Orchestré par le Belge Sarens et Bouygues Travaux Publics Régions France, le chantier des deux ponts de l’A41 qui aurait pu sembler classique, s’est avéré être un véritable casse-tête logistique. [©Sarens]
Orchestré par le Belge Sarens et Bouygues Travaux Publics Régions France. Le chantier des deux ponts de l’A41 qui aurait pu sembler classique, s’est avéré être un véritable casse-tête logistique. [©Sarens]

Savoie. En octobre 2025, Chambéry a été le théâtre d’une opération d’envergure. A savoir, le démontage et le montage de deux ponts au-dessus de la voie rapide urbaine de la ville savoyarde. Ceci, dans le cadre de la modernisation de l’infrastructure supportant l’autoroute A41, axe crucial reliant Chambéry à Genève. Les travaux de rénovation et d’installation de deux nouvelles infrastructures routières auront eu un impact significatif sur plus de 50 000 véhicules/j. Qui circuleront désormais sur des ponts plus sûrs et plus durables. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale mise en œuvre dans la Région. Ceci, pour réduire les embouteillages sur un axe routier. Où convergent le trafic provenant de l’autoroute A43/A41 et de la RN 201.

Un véritable casse-tête logistique

Orchestré par le Belge Sarens et Bouygues Travaux Publics, ce chantier, qui aurait pu sembler classique, s’est avéré être un véritable casse-tête logistique. Tout en tenant compte de la circulation dense sur ce secteur stratégique. En effet, le démontage des anciens ponts, pesant chacun plus de 615 t, a dû être effectué avec une précision chirurgicale. Tandis que les structures ré-installées pesaient 550 t chacune. C’était un peu comme un jeu de Meccano… Les équipes ont dû jongler avec plusieurs corps de métier, allant de la démolition à la pose des nouvelles structures, en passant par la signalisation et le balisage.

Les travaux ont nécessité la mise en place de déviations locales. Et bien que les accès aux autoroutes vers Lyon et Annecy aient été maintenus. Il était conseillé aux habitants de limiter leurs déplacements. Préparée pendant plusieurs mois, cette opération  a représenté aussi un enjeu de sécurité majeur pour la région. Le premier pont – le P3004 -, construit en 1976, voyait passer près de 38 000 véhicules par jour. Sa mise à niveau était essentielle pour garantir la sécurité des usagers. `

Sarens : Une expertise reconnue

Spécialisé dans le levage lourd et le transport spécialisé, Sarens a mobilisé des moyens impressionnants pour ce chantier. Quatre ensembles de SPMT (Self-Propelled Modular Trailers ou Remorques modulaires automotrices) à 24 essieux ont été déployés. Pour transporter les nouvelles structures des ponts depuis leur site d’assemblage. Deux des ensembles SPMT ont été consacrés aux tâches de démantèlement des structures des ponts existants. Tandis que les deux autres ont été consacrés au transport et à l’installation des nouvelles infrastructures. La méthode ABC (Accelerated Bridge Construction) a été utilisée pour réaliser ces travaux. Qui dans ce cas impliquaient l’assemblage préliminaire des structures du pont à environ 1 km du point d’installation.

Cela a nécessité un effort de coordination supplémentaire pour transporter ces structures jusqu’à l’autoroute, en traversant les routes voisines et un parking.

Un béton signé Vicat

Concernant les tabliers, ils ont été préfabriqués en amont de l’opération sur un terrain situé à 700 m de l’endroit de pose par Bouygues Travaux Publics Régions France.

Les tabliers sont des ouvrages mixtes avec une charpente métallique livrés sur site en demi-tronçon de bi-poutres : à savoir, 4 demi-tronçons par tablier. Un joint de chantier a été réalisé sur site pour assembler les demi-tronçons. Ensuite, le hourdis béton a été coffré grâce à un système d’étaiements. L’amorce des dalles de transition a été coulée en place lors de la fabrication des tabliers. Le béton utilisé était un C35/45 XF4 D3 signé Vicat. Pour la partie préfabrication, les dalles de transition ont été préfabriquées sur site. Il y en a 10 de chaque côté qui ont été clavées ensemble lors de la pose grâce à des aciers en attente.

Des chevêtres de pile ont aussi été préfabriquées pour remplacer les têtes de piles existantes, qui ont été sciées lors de la pose.

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