Il faut toujours savoir se poser les bonnes questions. Vaut-il mieux démolir pour reconstruire ou bien rénover ? Et bien, ça dépend, car aucune de ces alternatives ne constitue une panacée en soi. D’autant que les critères de choix sont nombreux. Parfois, la question n’a pas lieu d’être, du fait d’une valeur patrimoniale avérée de l’ouvrage. Le bâtiment est classé. Ou, d’une manière beaucoup plus pragmatique, il a une histoire, une esthétique que le maître d’ouvrage souhaite pérenniser… Vient ensuite l’entre-deux, qui amène son lot de possibilités. En démolissant/reconstruisant, on garantit d’offrir un confort d’usage sur le long terme, une durabilité allant souvent bien au-delà des obligations réglementaires. En rénovant, on entre dans le monde des économies : de ressources, de carbone, de temps de réalisation. On ne “gaspille” plus, on préserve. Bien entendu, l’aspect économique n’est jamais négligé dans ces réflexions, car il reste, après tout, le nerf de la guerre. Ces différents enjeux sont mis en lumière dans notre dossier “Rénovation”. Mais aussi dans le reportage consacré à la sauvegarde du fort Boyard.
Daté Mai / Juin 2026
L’ESSENTIEL. La Cathédrale du Silence de Marseille : Rip !
EN COUVERTURE. Rénover plus tôt que démolir.
TECHNIQUES ET ARCHITECTURE. Fort Boyard, sauvé des eaux.
ZOOM SUR. La préfabrication “sur mesure” : L’industrialisation individualisée.
BETON D’ANTAN. Jean Dubuisson. L’architecte humaniste des Trente Glorieuses.