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“Laissez-nous travailler !” : L’appel de la Capeb au gouvernement

Face à une activité qui continue de reculer et à des entreprises artisanales de plus en plus fragilisées, la Capeb hausse le ton et appelle le gouvernement à agir.

Face à une activité qui continue de reculer et à des entreprises artisanales de plus en plus fragilisées, la Capeb hausse le ton et appelle le gouvernement à agir. Avec sa pétition “Laissez-nous travailler !”, qui a recueilli 8 600 signatures au 27 octobre 2026, l’organisation porte la colère d’artisans, qui ne demandent pas à vivre d’aides publiques, mais à pouvoir vivre de leur travail.

Des chiffres en berne…

Les chiffres témoignent de l’urgence. Au troisième trimestre 2026, l’activité de l’artisanat du bâtiment recule encore de 1 % sur un an, après une baisse de 0,5 % au trimestre précédent. Près de 30 % des entreprises déclarent une détérioration de leur trésorerie. Un quart s expriment des besoins de financement, pour un montant moyen de 25 000 €. Enfin, 28 % des entreprises signalent une baisse de leurs marges, contre seulement 5 %, une hausse.

Trésoreries dégradées, marges sous pression, difficultés de financement et recul de l’emploi fragilisent un tissu de petites entreprises pourtant essentiel à l’économie locale et à la rénovation des logements. Derrière cette crise, ce sont des artisans qui renoncent à embaucher, à accueillir des apprentis ou à transmettre leurs savoir-faire, faute de visibilité sur leur avenir.

Pour la Capeb, les artisans ne peuvent pas être à la fois les piliers de la rénovation énergétique et les oubliés des politiques publiques. L’instabilité des aides, la complexité administrative, la hausse des charges et des coûts professionnels freinent les chantiers et pénalisent les entreprises de proximité. L’organisation refuse que les artisans soient relégués au rang de “simples exécutants de la transition énergétique”. Alors même que leur expertise et leur relation avec les clients sont indispensables à sa réussite.

Le ras-le-bol des artisans s’exprime

A l’approche des arbitrages du budget 2027, la Capeb demande donc au gouvernement des mesures concrètes pour relancer la demande de travaux, préserver l’emploi et redonner de la visibilité aux entreprises. Elle défend en particulier une baisse temporaire de la TVA à 5,5 % sur les travaux de rénovation, un parcours de rénovation énergétique plus accessible et progressif. Mais aussi la maîtrise du coût du travail, une gestion des déchets du bâtiment adaptée aux réalités des TPE. Et, enfin, une meilleure reconnaissance du rôle des artisans dans le déploiement des solutions énergétiques.

Le message est clair : la maîtrise des finances publiques ne doit pas se faire au détriment de ceux et de celles, qui font vivre l’économie des territoires. Plutôt que de multiplier les dispositifs complexes et les contraintes, la Capeb réclame des conditions permettant aux ménages de réaliser leurs travaux et aux entreprises de retrouver des chantiers, d’investir et d’embaucher.

Pour faire entendre cette revendication au plus haut niveau de l’Etat, la Capeb demande à être reçue par le Premier ministre, afin de lui remettre les résultats de sa pétition et de présenter directement les attentes des artisans. A travers cette mobilisation, elle entend rappeler qu’aider l’artisanat, c’est aussi défendre l’emploi local, préserver des savoir-faire et accélérer de manière concrète la rénovation des logements.

”Laissez-nous travailler !”. Derrière ce slogan, la Capeb défend une conviction simple : les artisans n’ont pas besoin de mesures qui leur permettent seulement de tenir. Mais d’une politique qui leur donne enfin les moyens de travailler durablement.

La pétition est accessible en ligne. Rejoignez le mouvement…

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