Retrouvez cet article dans le n° 65 de Béton[s] le Magazine
Pendant trois ans, durant le milieu des années 2000, l’Anversois Jan Kempenaers a photographié en ex-Yougoslavie (Bosnie-Herzegovine, Croatie, Kosovo, Macédoine, Montenegro, Serbie et Slovénie) d’étranges œuvres. A la fois abstraits et futuristes, datant de l’époque du bloc communiste. Le photographe les ayant découverts dans une encyclopédie de l’art un jour de pluie dans la bibliothèque de l’Académie Jan van Eyck, à Maastricht.
Avec l’aide d’un ami de Zagreb, il a trouvé une carte indiquant les emplacements de tous les monuments. Et les a laborieusement cherchés. A cette occasion, il a découvert que la plupart d’entre eux avaient été détruits de manière délibéré. Pourquoi ? « Parce qu’ils faisaient référence au régime précédent et pendant la guerre des Balkans, beaucoup ont été dynamités, indique Jan Kempenaers. Ils font référence à l’unité nationale et à la lutte pour l’indépendance de l’armée des partisans de Tito. Qui a dirigé la résistance contre l’armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. »
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![Les ailes d’aigle du Spomenik conçu par le sculpteur croate Dusan Dzamonja, en 1967, près de Podgaric, en Croatie, représentent de manière stylisée les ailes de la liberté. [©Jan Kempenaers]](https://www.acpresse.fr/wp-content/uploads/2020/10/1-Passe-simple-Yougo.jpg)

















































![Béton[s] le Magazine n° 126 - sept/oct 2026](https://www.acpresse.fr/wp-content/uploads/2026/07/Couv-BLM126_page-0001-1-600x848.jpg)