L’entreprise routière Agilis (groupe NGE) et la start-up suédoise Paebbl annoncent un partenariat. Qui vise à réduire l’empreinte carbone des bétons destinés aux infrastructures routières. Ceci, après plus d’un an de développement conjoint. Ainsi, Agilis a intégré l’addition Rebond 300 de Paebbl dans ses formulations de bétons extrudés existantes et déjà éprouvées sur le terrain.
Le matériau développé par Paebbl est fabriqué grâce à un procédé accélérant la minéralisation naturelle. Capté à partir de sources industrielles, le CO2 est chimiquement lié à des minéraux abondants, tels que l’olivine. Afin d’être piégé de manière définitive sous forme minérale solide. Là où la nature met plusieurs siècles à accomplir ce processus, la technologie Paebbl y parvient en quelques heures… La Déclaration environnementale de produit (EPD) vérifiée du matériau indique une empreinte carbone nette de – 149 kg CO₂ éq/t. C’est-à-dire un bilan carbone net et non une simple quantité de CO₂ stockée sans prise en compte des émissions liées à sa fabrication…
Une réduction de 28 à 32 % du poids carbone du béton
Les études de formulation et la campagne d’essais ont été menées en étroite collaboration entre la direction technique d’Agilis, le département Recherche Béton de NGE et ATCM et le laboratoire matériaux du groupe.
Les essais ont permis d’augmenter les taux de substitution du ciment. Sachant que les équipes d’Agilis sont convaincues qu’il est possible d’aller encore plus loin dans la réduction de l’empreinte carbone. En l’état actuel des choses, une réduction de 28 à 32 % du poids carbone du béton a pu être atteinte. Sans modification structurelle de la formulation existante.
La première application de ce partenariat est déjà opérationnelle sur la centrale à béton Agilis située à proximité de l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle. Là où elle est en service depuis avril 2026. Le béton concerné est de type extrudé. Il s’agit d’un matériau très ferme, dense et peu ouvrable, et surtout difficile à modifier.
Une des applications les plus difficiles à décarboner
Cette typologie de bétons est reconnue comme l’une des plus complexes à décarboner. A l’échelle mondiale, c’est donc la première fois qu’une addition spécifique capable de stocker du carbone est utilisé dans cette application.
« Nous sommes très heureux de cette collaboration avec Paebbl. Nous avons intégré leur matériau dans une formulation que nous maîtrisons. Tout en conservant des performances équivalentes, voire supérieures sur certains aspects. Nos équipes ont acquis une véritable expertise sur ce matériau. Et nous savons désormais comment le déployer sur de futurs projets au sein du groupe NGE », résume Christophe Chevalier, directeur technique d’Agilis.
Et Ana Luisa Vaz, vice-présidente Produit de Paebbl, de conclure : « Nous avons travaillé avec NGE sur l’une des applications les plus difficiles à décarboner. Nos matériaux ont dépassé les performances attendues. Démontrant que les matériaux capables de stocker le carbone constituent une alternative crédible au ciment dans les formulations de béton ».
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