Mayenne. En 2025, le groupe Actual (5e acteur sur le marché du travail et de l’emploi en France) a sollicité Lucas Construction, entreprise de gros œuvre qui rayonne surtout sur le Grand-Ouest, pour la réalisation de son siège. Ceci, à travers un appel d’offres restreint, organisé par le bureau d’études Atelier K. Lucas Construction intervenant dans le cadre d’un macro-lot comprenant le gros œuvre, la charpente métallique et la charpente bois. C’est ainsi que la construction prend forme depuis le début des travaux en juin 2026, pour une livraison du gros œuvre prévue en juillet 2027. C’est Thierry Darchicourt, directeur de Lucas Construction, qui supervise les travaux des deux sociétés de gros œuvre du groupe Lucas : « Le projet comprend une structure de type poteaux/poutres en béton et voile périphérique, sans voile de grande hauteur, mais avec des murs atteignant 5,50 m au niveau du rez-de-chaussée ».
Détails techniques du projet
Le volume total de bétons coulés s’élève à 7 500 m³, fournis par Point. P depuis ses centrales de Laval et Changé. De classes de résistance allant de C25/30 à C50/60 selon les ouvrages, les bétons intègrent un liant bas carbone Hoffmann Green Cement pour les voiles (surface de 10 393 m2) et les poteaux à partir du niveau rez-de-chaussée. Les dalles alvéolaires précontraintes (sur 5 000 m2) sont fournies par l’industriel CGM (groupe Briand) et conçues pour résister à des conditions d’exposition sévères (classes XC4 et XF1). Cette fois-ci, le béton est formulé sur la base d’un CEM II/A-LL 52,5 R CE CP2 NF. En complément, Rector a livré des prédalles en béton armé Rsoft bas carbone (10 350 m2), d’une épaisseur allant de 5 cm à 6 cm. Quant aux prémurs, signés aussi Rector, ils se développent sur une surface verticale de 3 245 m2. Les murs périphériques du niveau R-2 sont réalisés en coffrage à une face, utilisant des banches Sateco, tandis que ceux à partir du niveau R – 1 sont en banches traditionnelles. Pour les niveaux courants, les voiles présentent une hauteur d’environ 3,50 m.
« La Mayenne s’en sort plutôt bien »
Concernant la dynamique du marché local, « la Mayenne a été affectée par des tendances baissières similaires à celles observées dans d’autres régions. Mais démontre une résilience, sans effondrement significatif des entreprises du bâtiment, conclut Thierry Darchicourt. Le niveau d’activité y est resté stable, voire en légère hausse par rapport à d’autres départements plus touchés par la crise ».
Le chantier du siège d’Actual Group illustre ainsi la vitalité du secteur de la construction dans le Grand Ouest.
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