Un “jouet rutilant” au milieu des tours

Rédaction
10/07/2012

Jusqu’au 28 juillet, archiLib consacre une exposition sur la « reconstruction de l’école maternelle des Olympiades, à Paris XIIe », emmenée par l’architecte Eva Samuel.

Librairie consacrée à l’architecture et à ses domaines périphériques archiLib a ouvert ses portes à l’automne 2011, dans le Xe arrondissement de Paris. Vitrine des nouveaux locaux de Bookstorming (un réseau de librairies d’art, les éditions Archibooks et la revue archiStorm), elle fait face à l’école d’architecture de Belleville, dans un quartier en pleine mutation où de nombreuses agences d’architecture et de design sont implantées. La librairie dispose d’un espace de galerie où professionnels et étudiants peuvent montrer leurs travaux et les préoccupations qui les traversent.

Jusqu’au 28 juillet, se tient l’exposition “Archéologie contemporaine, reconstruction de l’école maternelle des Olympiades à Paris XIIIe”. A travers des photos grand format, on découvre le projet emblématique de l’agence d’architecture d’Eva Samuel, de la conception jusqu’à la réalisation finale de la reconstruction de l’école maternelle des Olympiades. « Une aventure architecturale, technique et humaine, une archéologie contemporaine », comme le résume Eva Samuel, architecte, urbaniste, enseignante et conseil de l’Etat. Chaque mode d’exercice complète l’autre et élargit les champs de sa réflexion. Ainsi, cette reconstruction prend les traits « d’un jouet rutilant entre les tours et les barres avoisinantes ». Cette école minuscule « résiste à l’écrasante présence des immeubles voisins ». Un “objet” coloré qui a nécessité de remblayer une piscine, de déménager un bowling, de percer des planchers et d’ouvrir des baies pour agrandir l’école dans l’épaisseur de la dalle et lui donner une entrée de plain-pied. « Un extension par creusement en somme. » C’est une reconstruction de l’école sur elle-même sans ramener aucune surcharge dans l’existant. « Une gageure sur le plan technique ». La façade est épaisse avec des bow-windows* (qui offrent aux enfants des cabanes depuis l’intérieur du bâtiment), des niches et des fenêtres en creux. Ces diverses baies de couleur framboise tranchent avec les façades qui, elles, se dématérialisent : leur parement en aluminium irisé (bardages revêtus de cassettes d’Alucobond) évolue du rose au vert, en passant par le gris doré en fonction de là on l’on se place et des déplacements de la couleur du ciel et des reflets des bâtiments proches. Découverte.

 

* Un oriel (ou bow-window) est une avancée en encorbellement aménagée sur un ou plusieurs niveaux d’une façade.

 

archiLib : 49, boulevard de la Villette, 75010 Paris / métro Colonel Fabien ou Belleville, www.archilibrairies.com.