“Pentagone français”, Bouygues plaide non coupable

Rédaction
08/12/2011

Bouygues Construction a expliqué, mercredi, n’être pas concerné par l’enquête ouverte sur d’éventuels faits de corruption et de trafic d’influence en marge de l’attribution du chantier du futur “Pentagone français” (futur ministère de la Défense, dans le XVe arrondissement de Paris), contrat qu’il avait remporté en mai, pour une livraison à l’été 2014.

(Avec AFP) Bouygues Construction a expliqué, mercredi, n’être pas concerné par l’enquête ouverte sur d’éventuels faits de corruption et de trafic d’influence en marge de l’attribution du chantier du futur “Pentagone français” (futur ministère de la Défense, dans le XVe arrondissement de Paris), contrat qu’il avait remporté en mai, pour une livraison à l’été 2014. A sa connaissance, « aucun fait délictueux n’a marqué le déroulement de cette consultation qui a été conduite avec beaucoup de rigueur », a indiqué le groupe de BTP dans un bref communiqué, au lendemain de la révélation de l’ouverture d’une enquête par la presse. « Bouygues Construction s’étonne des allégations figurant dans certains articles de presse, aucune mesure d’enquête ou d’instruction n’ayant été diligentée à son encontre, aucun de ses collaborateurs n’ayant fait l’objet d’une convocation, audition ou notification », précise encore le géant français du BTP. Un renseignement anonyme transmis aux enquêteurs de la Division nationale des investigations financières (Dnif) sur la procédure de passation du marché avait déclenché l’ouverture d’une enquête préliminaire, en octobre 2010. Après de premières investigations, le parquet de Paris avait décidé, en février dernier, d’ouvrir une information judiciaire pour « corruption active et passive », « trafic d’influence » et « atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics ». Selon le “Canard enchaîné”, un haut responsable du ministère de la Défense est soupçonné d’avoir transmis à un cadre dirigeant de Bouygues le cahier des charges du marché avant ses concurrents. Ce document détaille les besoins et exigences du ministère pour la construction de son nouveau siège et sa diffusion prématurée à l’un des candidats. Cela remettrait en cause la régularité de la compétition, note l’hebdomadaire.

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet a par ailleurs précisé que « rien ne laissait apparaître quelque chose d’inacceptable ». Il a exclu un nouvel appel d’offres, expliquant qu’« il existe une façon d’indemniser en droit quelqu’un qui aurait été lésé, par la réparation ».

Vous avez aimé cet article, et avez envie de le partager ?