Sur les hauteurs de Nîmes, A+ Architecture vient de livrer le collège Ada Lovelace. L’établissement se veut durable et respectueux de son environnement. Le choix d’un béton bas carbone pour son ossature et de pierres d’habillage originaires du Gard répond à cette feuille de route.

Article paru dans le n° 87 de Béton[s] le Magazine

L’omniprésence des accès aux étages incite à la circulation et aux déplacements naturels au sein de l’établissement. [©ACPresse]
L’omniprésence des accès aux étages incite à la circulation et aux déplacements naturels au sein de l’établissement. [©ACPresse]

Pierre de Vers n’est pas le nom d’un poète nîmois, juste connu de quelques initiés… Mais son origine est locale. Il est né il y a 25 millions d’années, lorsque la mer s’est retirée de la Vallée du Rhône. La “pierre de Vers” n’est autre qu’un calcaire coquillier un peu gréseux de couleur chaude et dorée (blonde, jaune paille, miel). Elle est aussi appelée pierre du Pont du Gard. C’est elle que les architectes du cabinet A+ Architecture ont choisi pour habiller les façades du collège Ada Lovelace, femme de science considérée comme le “premier programmeur informatique du monde”. « C’est la première fois dans le Gard qu’un établissement scolaire est baptisé du nom d’une femme et d’une femme de science, qui plus est », met en lumière Frédéric Ollier, principal du collège.

D’une surface de près de 6 000 mde planchers, le projet s’inscrit sur les hauteurs de Nîmes, à l’interface de barres d’habitations et de résidences individuelles. « Ce n’est pas un collège de quartier, mais un établissement de secteur », insiste Frédéric Ollier. Il remplace un ensemble scolaire vieillissant distant de quelques centaines de mètres et, dans les faits, contribue au renouvellement urbain du secteur du Mas de Mingue. Il est destiné à recevoir 400 élèves (extensible à 600), encadrés par une quarantaine d’enseignants.

Elégance sans ostentation

Le béton brut se retrouve en extérieur, constituant le socle du bâtiment “collège”. Ce choix crée une rupture franche entre le rez-de-chaussée et les niveaux supérieurs, revêtus de pierres de Vers et d’inox.[©ACPresse]
Le béton brut se retrouve en extérieur, constituant le socle du bâtiment “collège”. Ce choix crée une rupture franche entre le rez-de-chaussée et les niveaux supérieurs, revêtus de pierres de Vers et d’inox.[©ACPresse]

L’autre pari a été celui de l’éco-responsabilité. « En tant qu’architectes, nous nous devons de limiter les conséquences de nos activités sur notre environnement », reprend Gilles Gal, architecte associé. Le collège respecte cette feuille de route. Il est le premier bâtiment de ce type à énergie positive (Bepos). Il est labellisé NoWatt et Bâtiment durable Occitanie niveau argent. Pour faire simple, le lieu offre aux usagers un confort pensé en symbiose avec son environnement… Ainsi, quelque 600 m2 de panneaux photovoltaïques ont été installés sur le toit du bâtiment principal. L’option s’est imposée d’elle-même, compte tenu de l’ensoleillement naturel de la région. Une ventilation par insufflation et une chaudière bois complètent la liste des équipements.

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