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Le béton met le feu à Trélazé

Le premier site de Trézalé compte rapidement près de 200 personnes, surtout des ouvrières à 80 % appuyées par de puissants syndicats. [©Alexandre ou Paul Bruel. Archives de la Seita - Manufactures d'allumettes de Trélazé, Archives départementales de Maine-et-Loire]

Depuis le milieu du XIXe siècle, la production d’allumettes se développe à Trélazé (49) en parallèle de l’extraction ardoisière. Deux manufactures se succèdent : la première de brique et de pierre, la seconde toute de béton vêtue.

Article paru dans le n° 107 de Béton[s] le Magazine

Le premier site de Trézalé compte rapidement près de 200 personnes, surtout des ouvrières à 80 % appuyées par de puissants syndicats. [©Alexandre ou Paul Bruel. Archives de la Seita - Manufactures d'allumettes de Trélazé, Archives départementales de Maine-et-Loire]
Le premier site de Trézalé compte rapidement près de 200 personnes, surtout des ouvrières à 80 % appuyées par de puissants syndicats. [©Alexandre ou Paul Bruel. Archives de la Seita – Manufactures d’allumettes de Trélazé, Archives départementales de Maine-et-Loire]

En 1864, les frères Lebatteux, propriétaires d’une fabrique d’allumettes chimiques à Angers, dans le Maine-et-Loire, transfèrent leur entreprise à Trélazé non loin de là, sur la butte de l’Union. En 1890, l’Etat se réserve le monopole de la fabrication d’allumettes et confie l’exploitation à la Compagnie générale des allumettes. Le site se développe alors sur plus de 11 000 m2. Et compte rapidement près de 200 personnes, surtout des ouvrières à 80 % appuyées par de puissants syndicats. Cependant, la manufacture ne répondant plus aux nécessités économiques, l’Etat décide de construire un site de production plus vaste (8 ha), au rendement beaucoup plus élevé. C’est ainsi qu’au début de l’année 1914, les ingénieurs du service central élaborent un projet d’une nouvelle manufacture, aux Tellières dans le quartier de la Pyramide, près des voies de chemin de fer. Ce projet envisage d’emblée 36 machines réparties par séries de 12 dans 3 grands bâtiments, susceptibles de fournir ensemble 11 Md d’allumettes par an.

Des charpentes en béton

L’ensemble industriel définit une vaste composition urbaine. Là s’insèrent différents ateliers à l’écriture architecturale homogène en béton. [©Alexandre ou Paul Bruel. Archives de la Seita – Manufactures d’allumettes de Trélazé, Archives départementales de Maine-et-Loire]

Une seconde phase de travaux est achevée entre 1922 et 1953, sur la base du plan général établi en 1920. [©Alexandre ou Paul Bruel]

L’ensemble industriel définit une vaste composition urbaine. Là s’insèrent différents ateliers à l’écriture architecturale homogène en béton. Des passages couverts inspirés de ponts dits “en bow-string” relient certains d’entre eux. Une seconde phase de travaux est

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