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L’activité du bâtiment reste fragile, selon la FFB

La FFB constate que l’activité du bâtiment est contrastée entre la reprise des mises en chantier et un recul de la rénovation.

Article paru dans Béton[s] le Magazine n°123

Entre reprise partielle et fragilités persistantes, le sec­teur du bâtiment aborde 2026 dans un climat encore in­certain. C’est ce qu’indique la Fédération française du bâtiment (FFB) dans sa note de conjoncture publiée début mars 2026. En effet, en glissement annuel sur trois mois à fin janvier 2026 (soit par rapport à la période de novembre 2024 à janvier 2025), les mises en chantier de logements enregis­trent une hausse conséquente de 24,5 %. Cette ac­célération con­cerne à la fois le logement individuel et le collectif. Elle traduit un certain redémarrage de l’activité après plusieurs mois difficiles.

Dans le même temps, toujours en glissement annuel sur trois mois, les autorisations de construire poursuivent leur progression (+ 10,1 %). Ce rythme apparaît toutefois moins soutenu qu’au cours des périodes précédentes. Et pour cause, les ventes de logements neufs des promoteurs ont à nouveau reculé en 2025 de 6,9 %. A l’inverse, le marché de la mai­son individuelle a continué de se redresser, avec une hausse d’environ 10 % sur la même période.

Quant au non résidentiel neuf, il oscille entre le chaud et le froid. Les surfaces mises en chantier ont progressé de 8,3 %. Une belle dynamique portée par les bâtiments administratifs (+ 32,8 %), avant l’échéance des municipales. En revanche, les sur­fa­­- ces au­to­risées se sont infléchies de 15,3 %. Les bâti­ments in­dus­triels (− 37,3 %), locaux agricoles (− 9 %) et bu­reaux (− 7,8 %) ont tiré cette tendance vers le bas.

Entretien et rénovation en recul

Du côté de l’en­tre­tien et de la rénovation, la dynamique s’inverse. Après plusieurs années de progression, l’activité a reculé de 1,1 % en 2025. Un repli qui concerne à la fois le logement et le non rési­dentiel. Et la rénovation énergétique n’a pas échappé à ce mouvement. De manière générale, les perspectives à court terme restent peu favorables. Les professionnels antici­pent une nouvelle contraction de l’activité début 2026. Les in­cer­titudes réglementaires et l’attentisme des acteurs publics pè­sent sur les décisions.

Sur le plan économique, l’année 2025 se solde par une crois­sance modérée du PIB à 0,9 %. L’investissement s’infléchit de 0,8 %, tandis que la consommation des ménages progresse de 0,4 % et la dépense publique de 1,7 %. L’inflation remonte, quant à elle, à 0,9 % en février 2026 sur un an. Enfin, l’emploi dans le bâtiment, selon les données de la Dares et l’Insee, reste orienté à la baisse. Le secteur a perdu 17 200 postes sur un an à fin 2025, en comparaison à fin 2024. Pour les prochains mois, les chefs d’entreprise de plus de dix salariés ne se montrent pas trop inquiets. Leur opinion sur leur tré­sorerie s’améliore d’ailleurs au 4e trimestre 2025. Toutefois, à l’avenir, les tensions internationales pourraient accentuer les incertitudes. Une dégradation de l’environnement économique qui pèserait sur l’activité du secteur…

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Article paru dans Béton[s] le Magazine n°123

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