
Loir-et-Cher. La construction de la future passerelle sur la Loire a franchi une première étape avec l’achèvement de l’estacade. Pour ce projet, l’ancien barrage va servir de fondation pour le nouvel ouvrage. Présenté à Blois le 16 janvier dernier, le prototype de la passerelle ne valide pas seulement des choix architecturaux ou esthétiques. Il s’inscrit dans une démarche plus large où le béton existant devient un levier technique, économique et environnemental. L’ouvrage de 380 m de long sera supporté par sept piles en béton armé.

Socle invisible, mais déterminant du projet
La future passerelle est principalement perçue à travers sa charpente métallique et son tablier dédié aux mobilités douces. Mais c’est bien le béton qui conditionne la faisabilité globale de l’opération. Les piles de l’ancien barrage, construites pour des usages hydrauliques, sont aujourd’hui obsolètes. Elles font l’objet d’un important travail d’adaptation structurelle, afin de répondre aux nouvelles sollicitations mécaniques. Cette stratégie de réemploi structurel permet de limiter les terrassements et fondations nouvelles en milieu fluvial. Mais cela permet aussi de réduire l’empreinte carbone du chantier. Ce dernier point est un enjeu central pour les maîtres d’ouvrage publics actuels.

Validation technique en amont de la phase industrielle
Acheminé sur site en novembre, le prototype présenté aux acteurs institutionnels a servi de banc d’essai à l’ensemble du système constructif. Cette phase a permis de vérifier la compatibilité entre la superstructure métallique et les interfaces béton. Pour l’équipe de maîtrise d’œuvre pilotée par l’architecte Marc Mimram, cette étape est cruciale. Elle conditionne le lancement de la fabrication définitive en usine et sécurise les futures opérations de lançage prévues à partir de mars.
L’adaptation des piles en béton se poursuivra jusqu’en 2027. En parallèle à l’assemblage progressif de la passerelle. Dans un contexte classé au patrimoine mondial de l’Unesco, la durabilité des bétons, leur comportement face aux cycles hydrauliques de la Loire et leur intégration paysagère constituent des paramètres aussi déterminants que la performance structurelle.
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