Intermat et WOC Europe délivrent leurs prix de l’innovation

Rédaction
25/01/2018
Modifié le 11/08/2020 à 14:07

Sous la présidence de la FNTP, les Intermat Innovation Awards récompensent les équipements, techniques, solutions…, qui contribuent au progrès du secteur de la construction.

Pour la 7e édition des Intermat Innovation Awards, un jury européen composé de 13 spécialistes du secteur de la construction a choisi de récompenser 13 lauréats. Ceci, parmi les 90 dossiers présentés par les exposants d’Intermat Paris et de World of Concrete Europe 2018.

  • 360SmartConnect propose de noyer dans le béton un dispositif RFID/NFC, permettant de donner naissance au Béton Connecté. [@ACPresse]

    360SmartConnect propose de noyer dans le béton un dispositif RFID/NFC, permettant de donner naissance au Béton Connecté. [@ACPresse]

    Dans la catégorie “Bâtiment et filière du béton”, le prix “Composants et Accessoires” a été remis à la société 360SmartConnect. En transformant le béton en interface vers les datas et les services associés à l’ouvrage, cette start-up permet à chacun des acteurs de l’éco-système du BTP de créer de nouvelles valeurs pour eux-mêmes (optimisation de process) ou pour leurs successeurs dans la chaîne. « Nous noyons dans le béton des dispositifs RFID/NFC passifs. Ces dispositifs ont la faculté de forcer un smartphone standard à se connecter à notre plate-forme de service dans le Cloud, qui gère la sécurité et relie des datas et des services à l’objet physique, qui porte le dispositif, explique Rolland Melet, gérant de 360SmartConnect. Nos interfaces web mobiles permettent alors d’interagir avec ces datas ou d’autres services associés à l’ouvrage. Cela permet de résoudre les problèmes de traçabilité, de transfert de propriété, de maintenance, de coordination de chantier ou de mettre en place de la signalétique connectée. Le tout sans application spécifique. »
    Baptisé “Béton Connecté”, le système est robuste, interopérable et utilisable pendant 200 ans. Il ne nécessite pas de terminal dédié pour interagir, ne consomme pas d’énergie et n’émet aucune onde.

 

  • Alphi a décroché le prix “Equipements et Matériels” pour son système de levage des panneaux coffrantes MaxUpDown. [©Alphi]

    Alphi a décroché le prix “Equipements et Matériels” pour son système de levage des panneaux coffrantes MaxUpDown. [©Alphi]

    Toujours dans la catégorie “Bâtiment et filière du béton”, l’industriel du coffrage et de l’étaiement savoyard Alphi a décroché le prix “Equipements et Matériels”, qui récompense son MaxUpDown. Il s’agit d’un outil d’aide à la manutention des panneaux de coffrage MaxiDalle. Composé d’un mât télescopique fonctionnant à air comprimé, le système permet de lever et de baisser sans efforts les panneaux, jusqu’à 5,60 m de hauteur depuis le sol. Ainsi, les coffreurs travaillent de plain-pied et n’ont plus à manipuler de charges lourdes en hauteur. Deux compagnons suffisent pour mettre en place un panneau en 120 cm, soit moins de 15 kg par personne. Au décoffrage, un filet de protection réceptionne et sécurise la descente des éléments coffrants. Simple d’utilisation avec seulement deux boutons pour lever et baisser les panneaux MaxiDalle, le MaxUpDown fonctionne à l’aide de bouteilles d’air comprimé autonomes. La sécurité est totale, puisque le nombre de pièces en mouvement est limité : pas de renvoi, de câble, de poulie… Le bénéfice principal pour l’utilisateur final est une productivité en sécurité et une réduction significative des TMS, ainsi qu’une baisse de la fatigue associée.

 

  • L’impression 3D de Sika a été récompensée par le prix World of Concrete Europe. [©Sika]

    L’impression 3D de Sika a été récompensée par le prix World of Concrete Europe. [©Sika]

    Outre les prix Intermat, le salon World of Concrete Europe a aussi délivré son propre prix. Cette année, il a été attribué à l’industriel Sika pour son procédé d’impression 3D robotisé appliqué à l’industrie du béton. Ce système permet de fabriquer très vite un élément en béton de forme ou de design originaux, aussi complexes soient-ils, ce qui serait très onéreux, voire impossible, avec les méthodes traditionnelles. Le savoir-faire Sika en formulation a permis de développer une “encre” à base de ciment à prise immédiate, une fois extrudée. De fait, l’impression 3D n’utilise pas de moules pour la mise en place du béton, ce qui génère des gains de production. La réalisation de la pièce se fait couche par couche, suivant un plan numérisé, lu et transformé en objet réel par l’imprimante. Le système offre une régularité exceptionnelle des couches pour un parement sans défauts. Le tout avec une vitesse d’impression pouvant atteindre 1 ml/s. Et jusqu’à 10 m de haut.
    L’impression 3D en béton s’inscrit dans une logique d’automatisation industrielle de la construction, plus rapide avec moins de manutention, plus de sécurité et moins de risques pendant la fabrication. Elle participe à la digitalisation du secteur du bâtiment et au développement des objets BIM dans le cadre de la maquette numérique du bâtiment. En même temps, le procédé supprime une importante part des déchets existants sur chantier ou en usine. Pour le préfabricant, l’utilisation de l’impression 3D peut supprimer des phases d’étuvage, avec un impact direct sur les économies d’énergie primaire.

F. G.