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Devenir… chef de carrière : Etre au courant de tout, pour tout gérer

par redaction | - réagissez
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Frédéric Myngheer, qui dirige la carrière Cemex de Pécy (77).

Frédéric Myngheer, qui dirige la carrière Cemex de Pécy (77).

« Etre chef de carrière, c’est mettre son nez partout sur le site d’exploitation. Il s’agit, aussi bien, de gérer les questions de personnel, la maintenance de l’outil industriel et le budget dédié au site. Il arrive aussi que l’on mette directement les mains dans le cambouis, pour faire un peu de mécanique sur les machines.

La question principale, celle qui ne quitte jamais notre esprit, c’est la gestion des stocks. Les stocks coûtent de l’argent. Il faut donc en avoir le moins possible, mais il faut tout de même un tampon minimum pour pouvoir répondre aux besoins des clients. Le défi est de prévoir des arrêts de maintenance ou la production de certains matériaux en priorité par rapport à d’autres, en fonction des chantiers et des commandes. Il est nécessaire de faire le lien entre le service commercial et l’exploitation, afin d’accorder les violons. Pour cela, il faut être sur le terrain pour faire le relever des stocks, faire le tour des installations pour prévoir la maintenance et tenter d’éviter au maximum les casses. Plus on fait de préventif, plus on s’évite les problèmes.

Nous sommes également responsables de la sécurité de toutes les personnes sur le site, les salariés, les sous-traitants et les visiteurs. Ce qui nous oblige à connaître toutes les installations, toutes les personnes et tous les risques. Pour le personnel et les sous-traitants, nous faisons des quarts d’heure sécurité, des informations sur des accidents survenus sur d’autres sites. Nous donnons les bonnes conduites à suivre en fonction des évènements… Et, à ce titre, nous devons aussi donner l’exemple.

Nous devons tout connaître de nos installations et être capables de faire la plupart des interventions sur le site, qu’elles entrent dans le plan d’exploitation ou qu’elles soient de nature mécanique, ne serait-ce que pour guider les équipes. Cette polyvalence est facilitée par le fait que l’on devient généralement chef de carrière en gravissant les échelons, mais aussi en suivant un parcours de formations qualifiantes dédiées à nos métiers comme les Certificats de qualification professionnelle (CQP) “Pilote d’installation” et “Chef de carrière”. J’ai personnellement commencé comme manœuvre, la formation m’a beaucoup apporté, mais je trouve que l’expérience de terrain et la transmission du savoir par les anciens sont irremplaçables. »

 

Abécédaire du chef de carrière

A comme Avantage : C’est un métier un rien monotone. Chaque jour est différent, ce qui nous offre parfois des montées d’adrénaline.

F comme Formation : Il n’y a pas de voie directe, j’ai progressé par étapes, passant de manœuvre à chef de carrière en suivant des CQP, c’est un cursus assez classique.

I comme Inconvénient : Nous n’avons pas d’horaires fixes. Nous ne sommes pas à l’abri d’un problème à régler ou de devoir booster la production pour un chantier donné.

L comme Lieu : Dans l’organisation de Cemex, je passe 70 % de mon temps au bureau, le reste sur le terrain, sauf en cas d’urgence.

M comme Mission : C’est la gestion intégrale du site et des éventuels évènements dans lesquels je suis impliqué.

O comme Outil : J’en ai trois, mon ordinateur au bureau, mes mains à l’extérieur et le bon sens, à tout moment.

Q comme Qualité : Il faut savoir être à l’écoute de tous et analyser les situations à chaud. Et surtout savoir se remettre en question pour toujours progresser. Avoir un bon sens de l’observation est aussi utile.

T comme Tenue de travail : La plupart du temps, je suis en bleu de travail auquel s’ajoutent obligatoirement les Equipements de protection individuelle (EPI) comme le casque, les lunettes de sécurité, le gilet haute visibilité et les chaussures de sécurité dès que je suis en dehors des bureaux.

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