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Chapiste : Spécialiste du coulage de plancher

par redaction | - réagissez
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Gérald Suun emploie aujourd'hui 8 chapistes

Gérald Suun emploie aujourd’hui 8 chapistes

Ayant commencé comme carreleur avant de reprendre la société de son père, Gérald Suun a acquis, en 2002, deux pompes à chape. A quoi se sont ajoutés, dix ans plus tard, deux camions de fabrication. Grâce à ces investissements, « aujourd’hui, le métier n’est plus épuisant physiquement. Auparavant, l’ouvrier devait faire rouler des brouettes remplies de béton jusqu’au lieu de coulage, puis devait lisser et régler à quatre pattes la hauteur de la chape. Aujourd’hui, il travaille debout », explique Gérald Suun.

Arrivé sur un chantier, le chapiste commence par calculer le niveau de la chape, en se basant sur la hauteur à la porte d’entrée et en prévoyant l’espace nécessaire pour le carrelage et la colle. Il installe piges tous les 2 m pour faciliter le coulage à la bonne hauteur. Puis, c’est une pompe qui fait circuler le béton : un tuyau en mains, le chapiste oriente le coulage. S’il s’agit d’un plancher chauffant (qui représente aujourd’hui 80 % du marché de l’entreprise), il cale aussi les joints de fractionnement pour préparer le travail des carreleurs. Il enlève ensuite les piges et passe avec une barre à débuller, afin que la chape se remette à niveau. « Grâce à ces technologies, la planimétrie de la chape est grandement améliorée, ainsi que sa conductivité thermique et la qualité de l’enrobage des tuyaux pour les planchers chauffants », résume Gérald Suun.

Souplesse dans le planning

La société emploie aujourd’hui 28 personnes, dont 8 chapistes et 15 carreleurs, le reste du personnel occupant des postes administratifs. L’investissement en pompes à chape et en camions de fabrication a permis à l’entreprise de garder une certaine souplesse d’organisation. « Nous sommes parfois indépendants pour la fabrication : nos camions peuvent mettre en œuvre le béton sur le chantier et l’injecter dans la pompe. Cette solution nous permet de gérer notre planning plus simplement, sans dépendre des autres intervenants du chantier. L’autre solution est de commander la chape fluide à un bétonnier. Il la livre toute prête sur le chantier et l’injecte dans notre pompe », indique-t-il. Quoi qu’il en soit, chez Suun Père et fils, ce n’est pas le chapiste qui fait le mélange, c’est soit le bétonnier, soit le chauffeur du camion de production. De son côté, le chapiste reçoit un produit fini dans le tuyau qu’il dirige. Ses principales responsabilités : préparer le chantier, régler la hauteur de la chape, effectuer le coulage, bref, réaliser des surfaces de l’épaisseur désirée, prêtes pour accueillir les finitions.

Caroline Kim

Abécédaire

A comme Avantages : Une grande autonomie au sein d’une équipe réduite de 2 personnes généralement. Un changement fréquent d’environnement et de chantier.

F comme Formation : Malgré une tentative entreprise par le Greta Charente (formation continue) de créer une formation de chapiste, il n’existe plus à ce jour de cursus dédié. La formation se fait donc en interne. D’après Gérald Suun, il ne faut qu’une à deux semaines pour acquérir les bons réflexes. Le point le plus délicat est d’apprendre à caler les niveaux et à mettre en place les joints de fractionnement.

I comme Inconvénients : Le travail se déroule à 80 % à l’intérieur, le reste du temps à l’extérieur, donc à la merci des aléas climatiques.

M comme Missions : Le chapiste coule du béton pour former les surfaces des planchers, selon l’épaisseur et le fini demandés. Il peut aussi parfois travailler sur les murs, trottoirs et pavages de bâtiments et terrains. Il applique les durcisseurs, scellants et membranes d’imperméabilisation nécessaires.

O comme Outils : Niveau laser rotatif et à bulle, balais de débullage, barres auto-nivelantes, piges de niveau…

P comme Profil : Avoir envie de travailler, du bon sens et le permis de conduire.

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